Politique sociale communale
Définition d’un cadre général et mise en œuvre de celui-ci dans le champ d’activité de la Direction de la sécurité sociale et de l’environnement.
Objet du préavis
La Ville de Lausanne consacre chaque année des sommes très importantes à financer des prestations de nature sociale destinées à ses habitants. Le dispositif actuel s’est construit de manière progressive, au gré des besoins qui apparaissaient et du développement de la sécurité sociale helvétique. Faute de principes organisateurs, les différentes prestations accessibles aux Lausannois ne constituent pas une «politique sociale communale» au sens strict du terme. Il s’agit plutôt d’une juxtaposition d’instruments qui tendent à se développer sans grand effort de coordination.
Dans un contexte marqué par la rareté des ressources, la Municipalité a jugé nécessaire de définir une véritable politique sociale pourvue d’objectifs clairs et articulés les uns aux autres permettant notamment d’attribuer des priorités aux nombreuses mesures imaginables pour améliorer la qualité de vie de la population. Elle présente un préavis qui pose l’intégration sociale comme dénominateur commun de l’action sociale, précise les objectifs qu’elle se propose d’atteindre et énonce les principes auxquels elle se référera pour développer son action.
Convaincue que fixer des priorités adaptées aux ressources constitue un des fondements de l’action des collectivités publiques, la Municipalité a décidé de se doter d’une délégation à la politique sociale dont la mission consiste notamment à recenser les besoins de la population et les réponses qui leur sont apportées puis à formuler des propositions en vue de combler les éventuelles lacunes et d’optimiser la fourniture des prestations indispensables en coordonnant l’action des intervenants et, si nécessaire, en supprimant des doublons.
Le préavis comporte deux parties distinctes, la première pose le cadre dans lequel la Municipalité entend inscrire sa politique sociale. Il s’agit de principes généraux que les directions et services concernés auront à traduire dans leurs propres champs d’action.
La deuxième partie du préavis concerne plus particulièrement la Direction de la sécurité sociale et de l’environnement (DSS+E). Elle décrit la manière dont celle-ci mettra en œuvre les objectifs de la politique sociale communale en accord avec les principes définis par la Municipalité. Elle fournit une première description de ce qui existe dans les domaines relevant de cette direction et évoque les démarches à entreprendre rapidement, notamment en matière d’information destinée aux acteurs du dispositif social lausannois, de coordination des services sociaux à vocation généraliste, de hiérarchisation des prestations et de lobbying.
La Direction de l’enfance, de la jeunesse et de l’éducation (DEJE) représente le second pilier de l’action sociale en Ville de Lausanne. Elle délivre de nombreuses prestations à caractère social qui s’inscrivent surtout dans le cadre de la promotion de l’intégration. Une partie de ses missions fait actuellement l’objet de négociations avec les autorités cantonales (établissement de contrats de prestations). En outre, les autorités vaudoises élaborent actuellement une loi sur l’accueil de jour des enfants dont l’adoption pourrait entraîner des conséquences importantes sur le Service de la petite enfance. Pour ces motifs, la DEJE n’est pas encore en mesure d’établir de manière détaillée comment mettre en œuvre les objectifs décrits dans la première partie du préavis. Même si elle n’a pas pu être intégrée au présent préavis, la réflexion a néanmoins déjà débuté.
Sans préjuger de l’avenir et des efforts – notamment financiers – que Lausanne pourrait devoir consentir pour faire face aux besoins de sa population, la mise en œuvre des mesures évoquées dans le présent préavis ne nécessite l’octroi d’aucun crédit.
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