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Le bilan de l’activité physique est indispensable au même titre que celui de l'alimentation dans l’analyse des efforts préventifs. Ces deux domaines sont intimement liés, non seulement au niveau de la dépense énergétique et du bien-être, mais en raison de la relation existant entre les comportements favorables à la santé.
L’exercice physique est devenu dans nos sociétés une activité presque facultative. Il contribue dans son sens le plus large, par toute forme de mouvement (tâches ménagères, déplacement à pied et promenades, activités de loisirs tel que le jardinage, et toutes les activités proprement sportives), au maintien de la santé à partir d’un seuil minimal, à vrai dire à portée de tous s’il est intégré à la vie de tous les jours. Cet exercice physique est même un complément indispensable au maintien d’un poids corporel correct, problème dont on ne peut que constater l'extension séculaire dans nos sociétés, avec une accélération récente manifeste (bibliographie, réf. 14 à 17 ).
Les variations constatées pour l'activité physique entre différentes nations, régions, groupes d’âge et de sexe sont encore plus importantes que pour l’alimentation, d’autant que la mobilité elle-même est influencée par l’état de santé individuel. En plus de ces facteurs les facilités sportives, les animations, la vie associative, le sponsoring et l’émulation développée chez les jeunes par les diffusions de compétitions sportives par les médias sont des éléments importants conditionnant la pratique des sports.
Les études les plus récentes dans nos sociétés développées sont peu nombreuses chez les jeunes, ce qui est dû à la difficulté d’évaluation dans les conditions réelles, où aucune méthode ne représente un étalon ni pour la mesure ni pour l’interrogation. La «Recherche sur la condition physique et la santé des jeunes dans le canton de Vaud» (1995) (bibliographie, réf. 14), qui porte sur 3’500 jeunes de 9 à 19 ans chez qui on a procédé à des tests de condition physique, des mesures anthropométriques et que l’on a interrogés sur leurs habitudes de vie, donne un reflet fidèle pour nos régions. Il faut relever que des méthodes d’investigation plus pratiques ont été mises au point récemment (bibliographie, réf. 15 ).
La possibilité d’améliorer la condition physique par l’exercice a surtout été étudiée chez les obèses: de nombreuses approches intégrant perte pondérale, exercice physique, et soutien psychologique visant à rétablir l’estime de soi ont été décrites. Elles répondent au but visé et sont applicables parce qu’elles ne sollicitent les sujets que pour des efforts physiques modérés (bibliographie, réf. 18 à 20 ).
Mais, malgré de nombreuses incitations et facilités, on constate chez la majorité des jeunes une diminution inexorable de l’activité physique dès la 15e année. Cela pose non pas seulement un problème de réorientation des pratiques comme c’est le cas pour l’alimentation, mais de stimulation, qu’il est infiniment plus difficile à résoudre. Comme pour l'alimentation, l'influence familiale est nette avant l'âge adulte (bibliographie, réf. 21), et l'effet d'une bonne condition physique sur le cursus scolaire est prouvé (bibliographie, réf. 22 ).
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