Dispositif lausannois en matière de toxicomanie et de marginalité
Réponse aux motions de Mme Solange Peters et de M. Gilles Meystre
Objet du rapport-préavis
Constatant que le dispositif actuel en matière de toxicomanie et de marginalité s'est construit au fil des ans, au gré des réponses apportées aux besoins qui apparaissaient, la Municipalité juge nécessaire d'apporter une plus grande cohérence à sa politique en cette matière.
Il s'agit désormais de se comporter en véritable «architecte» du dispositif, de supprimer les redondances et de combler les lacunes. Dans ce rapport-préavis, la Municipalité précise les priorités de la politique lausannoise en matière de toxicomanie et de marginalité en organisant et hiérarchisant les prestations qui répondent aux besoins constatés.
Les questions liées à la marginalité et à la toxicomanie présentant à la fois des points de convergence et des différences, ce préavis distingue ces deux aspects, de manière à faire mieux apparaître ce qui ressort du domaine général de l'exclusion sociale et de la marginalité et ce qui a trait plus particulièrement à la lutte contre les conséquences de la toxicomanie. Il vise à développer une politique cohérente en matière de toxicomanie et de marginalité, sur la base des objectifs définis dans le préavis no 2005/51 qui définit le cadre général de la politique sociale communale.
Ce rapport-préavis comporte trois parties distinctes. La première pose le cadre général de la situation et de la politique en matière de toxicomanie aux plans suisse, vaudois et lausannois.
La deuxième concerne plus directement le dispositif lausannois. Elle décrit les institutions actuellement soutenues par la Direction de la sécurité sociale et de l'environnement (DSS+E) et les classe en fonction des besoins auxquelles elles répondent, besoins découlant des objectifs municipaux en matière de politique sociale contenus dans le préavis no 2005/51.
Enfin, la troisième partie présente des propositions concrètes de redéploiement du dispositif, de manière à correspondre à ces objectifs. Parmi ces propositions figure l'ouverture d'un espace de consommation de stupéfiants et d'un bistrot social sur le modèle biennois.
Dès 2008, les montants nécessaires seront portés au budget ordinaire, par une hausse des subventions DSS+E.
Le présent rapport-préavis répond à la motion Peters et consorts1 de janvier 2005, qui demandait la mise en place d'un espace de consommation de stupéfiants en Ville de Lausanne, ainsi qu'à la motion Meystre et consorts2 du 15 août 2004, qui proposait une réforme du dispositif lausannois d'aide aux toxico-dépendants.
1 Déposée le 15 mars 2005 et prise en compte le 7 février 2006
2 BCC 2004-2005, T.1, p. 775
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