Afin de faciliter leur réinsertion dans la vie professionnelle, les assurés dont le placement se révèle difficile pour des motifs inhérents au marché du travail peuvent être autorisés à suivre des cours de formation ou de perfectionnement professionnels. La demande d'autorisation doit être présentée à l'ORP au plus tard dix jours avant le début du cours.
Tant les cours individuels que les cours collectifs doivent améliorer substantiellement l'aptitude au placement de l'assuré.
Les cours individuels sont des cours organisés par des institutions de formation et ne sont pas destinés spécialement aux chômeurs, mais peuvent être ouverts aux chômeurs sous certaines conditions.
Les cours collectifs sont conçus et organisés spécialement pour les chômeurs.
Les conseillers en personnel des ORP de votre région vous donneront volontiers tous les renseignements supplémentaires sur les mesures de marché du travail.
Les programmes d'emploi temporaire
Ils sont destinés à faciliter la réinsertion des assurés en leur permettant de maintenir leurs qualifications professionnelles ou d'en acquérir de nouvelles. Ils peuvent également prendre la forme de stages en entreprise ou dans l'administration.
La participation à un programme, dont la durée est normalement de six mois, vous permet d'acquérir de nouvelles références. Les engagements dépendent des possibilités du marché du travail et des compétences des participants. La participation à un programme d'emploi temporaire financé par l'assurance-chômage n'est pas comptée comme nouvelle période de cotisation.
Contribution aux frais de déplacement quotidien et de séjour hebdomadaire
Ces contributions peuvent vous être versées pour un temps limité (au maximum six mois) si vous n'avez pas trouvé d'emploi approprié sur place et accepté de ce fait un emploi très éloigné de votre domicile. Les pendulaires reçoivent le remboursement des frais de déplacement quotidien (abonnement 2e classe), et ceux qui ne peuvent rentrer chez eux qu'en fin de semaine touchent en outre une indemnité forfaitaire pour le logement à l'extérieur et les frais supplémentaires de repas.
Les allocations de formation
Les allocations de formation permettent aux assurés de plus de 30 ans sans diplôme professionnel d'en acquérir un ou d'apprendre une nouvelle profession si la leur n'est plus demandée. Elles sont versées pour la durée nécessaire à la formation mais au maximum pendant trois ans. L'assuré et l'employeur doivent conclure un contrat d'apprentissage conforme à la loi sur la formation professionnelle.
Les allocations d'initiation au travail
Les allocations d'initiation au travail sont destinées à inciter les employeurs à engager des travailleurs qui, parce qu'ils sont relativement âgés, souffrent d'un handicap physique ou psychique ou ont une formation inadéquate, ne sont pas en mesure de travailler immédiatement à plein rendement, raison pour laquelle les employeurs ne les engageraient pas sans ces allocations. Elles sont allouées normalement pour six mois dans les limites du délai-cadre.
L'encouragement à exercer une activité indépendante
L'assuré qui envisage de se mettre à son compte pour sortir du chômage peut demander une aide pour la période de préparation de son projet (au maximum 90 indemnités journalières spécifiques). Il pourra ainsi se consacrer entièrement à cette préparation puisque pendant qu'il touchera cette aide, il sera libéré de l'obligation de chercher du travail et de contrôle.
L'assuré qui, pendant les six premiers mois de chômage contrôlé, présente à une coopérative de cautionnement un projet mûri d'activité indépendante économiquement fiable - et qui remplit les autres conditions requises pour bénéficier de l'encouragement d'une activité indépendante - peut demander en outre à l'assurance-chômage une prise en charge supplémentaire du risque de pertes de 20%.