
 Georges Simenon sur le Grand Pont
© Archives communales
|  | Repères biographiques | | Parents | Désiré et Henriette Brüll | | Naissance | 12 février 1903, à Liège | | Décès | 4 septembre 1989, à Lausanne |  | Plaque commémorative | Rue de Bourg 22
1003 Lausanne |
Le destin du père de Maigret croise Lausanne dès 1956. Venant de Cannes et après un séjour d'une dizaine d'année aux Etats-Unis, il s’installe au Lausanne-Palace le 20 juin. Une année plus tard, le 24 juin 1957, il emménage au Château d’Echandens pour y vivre jusqu'en 1963. Durant cette période la famille s'agrandit avec la naissance de Pierre (29 mai 1959).
C'est le 31 décembre 1963 que la famille Simenon s’installe à Epalinges dans une demeure dont le style architectural contemporain lui vaut le surnom de «bunker». Elle offre la bagatelle de 25 pièces avec piscine. |
L'emménagment, le 27 octobre 1972, dans un immeuble de 14 étages à l'avenue de Cour 155, annonce la fin de son activité de romancier. Dès 1974, il partage sa vie lausannoise entre sa maison de l'avenue des Figuiers 12 et son secrétariat à l’avenue du Temple 19. Georges Simenon se consacre dès lors à l'écriture de souvenirs, de réflexions (les Dictées) et de mémoires (Mémoires intimes, 1981). A son décès, ses cendres sont dispersées au pied d’un cèdre de la propriété des Figuiers vendue en 1992.
| «Un beau jour, je pris la décision de quitter Epalinges, mais ce fut pour me réfugier dans un duplex de sept pièces au huitième étage d'une tour de béton (…). Mais du haut de notre tour, nous avons déniché une petite maison rose à l'ombre d'un vieux cèdre (…). Je sais que j'y ai mis le temps, mais j'ai trouvé à nouveau mon vrai nid, la maison où je pouvais vivre avec Teresa jour et nuit dans une pièce (…). L'homme n'est pas fait pour la parade et l'agitation». ( Mémoires intimes, Paris, 1981). |
|  |  Georges Simenon et sa femme
© Archives communales |
Simenon était attaché à Lausanne dont il appréciait beaucoup la rue de Bourg, où il aimait se promener, où il affectionnait les jours de marché. Il y effectuait aussi ses achats et, en grand fumeur de pipe - comme son personnage Maigret -, s'y approvisionnait en tabac. |  | | «Quant à toi, Johnny (qui a alors 11 ans. C’est en 1960 ), tu fais, au collège de Béthusy, des débuts brillants et tu manifestes une volonté hors du commun. Je continue, le soir, à huit heures précises, à m’allumer le cigare de La Havane dont, assis sur mes genoux, tu humes le parfum avec délices, notant les questions à me poser une fois le journal télévisé terminé.». ( Mémoires intimes, Paris, 1981). |
|
|
|