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Ces deux dernières années, la Municipalité a pris d'importantes mesures d'économies afin de redresser sa situation financière. Malgré cela, celle-ci reste délicate. Les comptes 2004 ont, en effet, montré un excédent de charges d'environ 38 millions de francs. Ce résultat se révèle particulièrement réconfortant, car nettement inférieur au budget. Néanmoins, l'équilibre budgétaire – objectif constant de la Municipalité – n'est pas encore atteint. De plus, la conjoncture économique ne montrant pas de signes d'amélioration significatifs, les recettes fiscales devraient stagner, ou faiblement augmenter, durant les deux prochaines années au moins.
Dès 2006, l'entrée en vigueur de la nouvelle loi vaudoise sur les péréquations intercommunales apportera à Lausanne un allégement substantiel de ses charges spécifiques de ville-centre, de l'ordre de 25 millions de francs. En revanche, l'Etat de Vaud, dans le cadre de son assainissement financier, a déjà annoncé son intention de reporter 100 millions de charges sur les communes d'ici à 2008. Pour Lausanne, le risque est au minimum de 10 millions de francs de péjoration.
En conséquence, la Municipalité propose de maintenir à 83% de l'impôt cantonal de base le coefficient des impôts sur le revenu et la fortune des personnes physiques, ainsi que sur le bénéfice et le capital des personnes morales. Cet arrêté d'imposition, promulgué pour les quatre prochaines années (2006 à 2009), pourrait être modifié durant cette période, si cela s'avère nécessaire.
En outre, répondant à une motion du conseiller communal Pierre Payot, l'Exécutif lausannois souhaite maintenir l'impôt sur les divertissements. Bien que la nouvelle loi sur les péréquations intercommunales améliore la situation de Lausanne, elle n'apporte rien, de manière directe, en matière culturelle, sportive ou sociale. Les lieux de divertissements à Lausanne étant en majorité fréquentés par des non-Lausannois, l'impôt sur les divertissements compense ainsi quelque peu le fait que Lausanne supporte une grande partie des charges culturelles de la région.
Administration générale et finances
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