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En matière sociale, la Ville de Lausanne délivre elle-même de nombreuses prestations. Elle soutient en outre un grand nombre d’institutions privées à but non lucratif. Le dispositif est complexe car il couvre un large éventail de besoins. Ses coûts absorbent une part significative du budget communal. Face à cette complexité et compte tenu de sa volonté de maîtriser le budget communal, la Municipalité a tenu à définir une politique sociale cohérente en se fixant tant des objectifs que des règles d’allocation des ressources. Elle concrétise ainsi l’un des engagements pris dans son programme de législature.
L'intégration sera le maître mot de la politique sociale communale. Dans la mesure des moyens disponibles, la Municipalité fondera sa politique sur trois axes interdépendants:
- la satisfaction des besoins élémentaires de la personne (se nourrir, se loger, se vêtir et se soigner);
- l'acquisition des connaissances élémentaires permettant d’accéder à l’autonomie (maîtrise de la langue française en particulier);
- a compréhension de l’environnement social (par exemple connaître ses droits et ses obligations).
Ces objectifs sont complétés par une série de principes d'action, dont la territorialité des prestations (les ressources communales sont réservées aux Lausannois), leur caractère subsidiaire (la Ville n’entend pas se substituer à d’autres acteurs, comme la Confédération, le Canton ou d'autres communes) ou la responsabilité des bénéficiaires dans leur accès à l'autonomie. Un certain nombre de critères régira le choix des fournisseurs de prestations et l'allocation des ressources: adéquation et contrôle des prestations, suppression des redondances, coordination entre les acteurs et liens avec les structures bénévoles, notamment.
Sous l'égide d'une délégation municipale
Principalement concernées par ce vaste champ d’action, la direction de la sécurité sociale et de l’environnement ainsi que la direction de l’enfance, de la jeunesse et de l’éducation offrent déjà un grand nombre de prestations propres à atteindre ces objectifs. Des lacunes existent encore mais, en contrepartie, l’offre paraît surabondante dans certains domaines. Un effort de mise à plat et de tri s’impose. Il sera piloté par la nouvelle délégation municipale à la politique sociale. Composée de trois membres de la Municipalité, la délégation à la politique sociale pilotera l’examen critique du dispositif actuel. Elle attribuera par ailleurs un ordre de priorité aux initiatives proposant de nouvelles prestations ou une extension de l’offre existante.
De multiples acteurs sont à l’œuvre dans le domaine de l'action sociale, dont la Confédération et le Canton. Malgré sa relative modestie financière en regard des sommes déboursées par les autres partenaires, l’échelon communal joue un rôle important. C’est lui qui est le mieux à même de constater les besoins de la population. Son action permet souvent de combler les lacunes. A cet égard, Lausanne a toujours joué un rôle de pionnier, que ce soit dans les domaines traditionnels de l’aide sociale et du logement ou dans ceux concernant la petite enfance ou l’intégration des étrangers. Aujourd’hui, Lausanne consent un effort considérable en faveur de prestations à caractère social et l’on peut estimer à plus de 200 millions de francs par année l’excédent de charges qui en résulte.
Plusieurs démarches ont déjà été entreprises en accord avec ces nouvelles lignes directrices. C’est ainsi que les domaines du logement, de la réinsertion professionnelle, de la formation élémentaire des adultes, de la toxicomanie, de l’exclusion sociale, de l’aide alimentaire ou de l’intégration des étrangers ont récemment fait l’objet de réflexions qu’il s’agira encore d’approfondir, notamment en ce qui concerne le choix des instances chargées de délivrer les prestations. Parmi les dossiers les plus urgents, la direction de la sécurité sociale et de l’environnement envisage de s’attaquer très rapidement au secteur de l’aide sociale généraliste, caractérisé par la présence de nombreux partenaires. Elle a également prévu de se pencher sur la manière de prendre en compte certaines prestations sociales dans le calcul des ressources des ménages bénéficiant de compléments de revenus ou d’abattements sur le coût de certains biens et services.
La direction de la sécurité sociale et de l’environnement
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