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Lors de son assemblée générale des 21 et 22 avril 2005 à Lausanne, la Conférence des directrices et directeurs de police des villes suisses (CDPVS) a abordé le sujet des accords de Schengen. Les zones urbaines sont particulièrement touchées par les diverses formes de criminalité transfrontalière comme le trafic organisé de drogues ou de personnes, la criminalité issue de la pègre et les cambriolages organisés par des bandes. La participation de la Suisse aux accords de Schengen et Dublin permettrait de combattre ces formes spécifiquement urbaines de criminalité de manière plus efficace, rapide et durable. Par un accès systématique aux informations du système de Schengen, les forces de police suisses pourraient utiliser de manière plus efficace encore les ressources existantes, et ce, au profit des populations urbaines.
Lors de leurs exposés, Andrea Rauber, diplomate du bureau de l’intégration (EDA/EVD), et Frédéric Hainard, adjoint du chef de la police de sûreté de la police cantonale de Neuchâtel, ont souligné l'importance d’un renforcement de la coopération transfrontalière de la police et de la justice. Dans ce contexte, le système d’information de Schengen SIS, au cœur des accords de Schengen, représente une avancée importante dans la coopération des services judiciaires et policiers en Europe. Avec plus de 11 millions de données, il permet aux polices des villes suisses d’accéder rapidement à des informations dont elles ne disposent pas à l’heure actuelle.
L’accès au système SIS permet une recherche précise dans le cadre d’enquêtes sur des personnes recherchées ou disparues et une recherche systématique d'objets et de documents, tels que véhicules volés ou papiers d’identité falsifiés. Les conventions bilatérales que la Suisse a conclues avec ses Etats voisins ne seraient pas affectées par les accords de Schengen. Les caractéristiques du système SIS sont largement supérieures à celles du système suisse Ripol et du système international Interpol. La possibilité d’accéder au système SIS deviendra, à l’avenir, toujours plus décisive pour une lutte efficace contre la criminalité et un meilleur niveau de sécurité dans les villes. En tant qu’organisation membre de l’Union des villes suisses et s’exprimant dans le même sens que l’Association suisse des fonctionnaires de police et la CCDJP, la CDPVS considère les accords de Schengen et de Dublin comme un élément important de la sécurité dans les villes suisses et un instrument efficace dans la lutte contre la criminalité transfrontalière.
La Conférence des directrices et directeurs de police des villes suisses
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