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Une étude de faisabilité, menée en 2003 et 2004 par un groupe d'experts et de collaborateurs du service des forêts, domaines et vignobles, concluait qu'une gestion de type «Parc naturel périurbain» favoriserait la mise en valeur des forêts lausannoises du Jorat en tant que véritable ressource urbaine. Une ressource à la fois écologique, économique et sociale où la préservation des qualités naturelles des forêts conserve une place prépondérante. A plus long terme, l'idée d'un Parc naturel du Jorat pourrait faire son chemin.
Espace de détente, de découverte et de loisirs, la forêt lausannoise est aussi un écosystème sensible. Sa fréquentation est en constante augmentation ces dernières années. Actuellement, les massifs urbains tels que Sauvabelin, le Bois-Mermet ou encore le parc Bourget montrent des signes inquiétants: asphyxie des sols, raréfaction de la faune sauvage et difficile régénération de la forêt. Afin d'assurer leur pérennité et d'anticiper la dégradation d'autres sites, différentes mesures sont nécessaires, notamment la mise en réserve de certaines zones sensibles. Le projet permettra également d'intégrer les clairières agricoles dans une gestion territoriale et de garantir une agriculture écologique.
En matière d'accueil, le projet de parc naturel périurbain se développera parallèlement à la rénovation du domaine du Chalet-des-Enfants, appelé à devenir à la fois une porte d’entrée dans les forêts du Jorat et le carrefour du réseau des offres de tourisme vert de la Ville. La transformation de l'ancien rural en espace multifonctionnel l'ouvrira à l'accueil du public et à la promotion des produits du terroir et du patrimoine lausannois; différentes mesures devront accompagner ce nouvel afflux touristique.
Le volet économique étudiera la possibilité de renforcer la viabilité de l'économie forestière et agricole. Pour cela, deux projets sont envisagés en synergie: la création d'une installation de bio-méthanisation aux Saugealles (domaine situé entre le Chalet-à-Gobet et Montheron), en collaboration avec les services industriels de Lausanne et la création d’une installation de séchage des bois utilisant la chaleur produite par le biogaz.
Pour réaliser cette nouvelle gestion de parc périurbain, un crédit de 800'000 francs est demandé. Ce montant couvrira une enquête de fréquentation et de satisfaction auprès de la population lausannoise, des études de faisabilité (zones agricoles, ligne verte reliant le Chalet-à-Gobet à Montheron, via le Chalet-des-Enfants, séchoir à bois ou encore accessibilité et parcage aux Chalet-des-Enfants), ainsi que des réalisations concrètes (fermeture de routes, nouvelle signalétique «sport et promenade», construction d'un refuge et d'aires de pique-nique, essai de préséchage des bois en forêt).
Dès 2008, le retrait des subventions fédérales et cantonales allouées aux propriétaires des forêts du plateau est d'ores et déjà programmée. Le «produit» parc naturel périurbain, porté par la Confédération et les cantons, constitue dès lors la seule alternative d'aide financière.
Culture, sports, patrimoine
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