
Réhabilitation du boisUne première priorité de l’Agenda 21 de la Ville a été la réhabilitation du bois en tant que matériau de construction et source d’énergie. Sur les 41 km2 que compte son territoire, Lausanne possède en effet 19 km2 de forêts, dont l’exploitation aboutit malheureusement depuis plusieurs années à des pertes budgétaires. Or, de par la valeur écologique et les possibles valorisations du bois, ce secteur d’activité peut et doit être rentabilisé. Le bois, une matière première renouvelableDans l’optique d’une politique énergétique conforme aux principes du développement durable, le bois constitue une source d’énergie renouvelable intéressante, en particulier du point de vue de la lutte contre l’effet de serre. En effet, pour autant que les forêts soient exploitées de manière durable, le bilan des émissions de CO2 qui résulte de la combustion du bois est neutre, puisque ce gaz – principale cause de l’effet de serre qui provoque le réchauffement climatique – est à nouveau fixé par les arbres qui viennent remplacer ceux que l’on a brûlés. Cette matière première constitue donc une alternative aux combustibles fossiles prometteuse. De plus, les éventuelles taxes fédérales sur le CO2 pourraient, à moyen terme, faire du bois le vecteur de chauffage le meilleur marché (car il ne serait pas taxé) et redonner à la forêt un rôle économique majeur. |
 Le cycle du CO2 © Journée internationale de la forêt |  | Le bois présente également de grands avantages écologiques dans le domaine de la construction, où son utilisation a fortement diminué depuis un siècle en Europe, notamment à cause de la concurrence des autres matériaux fortement subventionnés (acier, aluminium, béton) ou très bon marché (plastiques dérivés du pétrole). Or, les constructions en bois peuvent être considérées comme des sites de stockage de CO2, constitués pour plusieurs décennies. Le cycle du CO2 est ensuite fermé lorsque ce bois est brûlé. De plus, les matériaux de constructions dominants nécessitent nettement plus d’énergie que le bois pour leur production et transformation. Il y a donc là aussi un grand potentiel de réduction des émissions de CO2. |
Une filière économique à promouvoirAu-delà de l’intérêt économique que pourraient représenter les investissements dans les forêts dans la perspective de taxes sur le CO2, l’économie du bois présente en Suisse un potentiel de développement considérable, pour autant qu’une prise de conscience politique des problèmes qui affectent ce secteur émerge. Actuellement, la majeure partie de la valeur ajoutée générée par celui-ci (8.5 milliards, soit 2% du produit intérieur brut) provient de la transformation de produits en bois semi-finis en produits finis. Il s’agirait donc d’améliorer les conditions cadres pour permettre une exploitation plus importante des stocks de bois qui se trouvent dans nos forêts. |


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