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Le bilan de l'alimentation des Suisses est régulièrement fait par l'OSFP (Office fédéral de la santé publique) qui publie des rapports sur la nutrition en Suisse. Le 3e a paru en 1991 et le 4e en 1998, ce dernier étant accompagné d'une version réduite destinée au grand public.
D'autres études non périodiques ont permis de compléter nos connaissances:
- L'étude MONICA multicentrique (Vaud/Fribourg/Tessin) et multinationale limitée aux 35-64 ans (1988-89), qui vise à évaluer les facteurs de risque cardio-vasculaire au moyen d’un questionnaire téléphonique et qui n'est que localement représentative.
- L'étude EURALIM, multinationale (France, Italie, Irlande du Nord/Royaume Uni, Pays-Bas et Suisse), qui est destinée à comparer l'importance des facteurs de risque cardio-vasculaire, et réunit des études antérieures de méthodologie variable (dont Bus Santé 2000, Suisse, 1993-94) pour des personnes de 40-59 ans.
- L'étude NutriTrend 2000, multicentrique en Suisse, menée avec des personnes de 18-74 ans sélectionnées au hasard, interrogées téléphoniquement.
- En France voisine, proche culturellement de la Suisse romande, l'étude OBEPI 2000, qui est la répétition d'une étude identique faite en 1997, interroge les mêmes familles à 3 ans d'intervalle et tient compte des variables socio-économiques, d'occupation, du niveau de revenu et de formation, etc. Elle a inclu 28'700 personnes dont 6’490 enfants et adolescents de 2 à 17 ans.
D'autres études plus focalisées ont été faites sur les enfants et adolescents en Suisse romande et en France, qui complètent le tableau (bibliographie, réf. 1 à 8). D'autres études particulières s'attachent à la mesure de l'ingestion de certains nutriments, sels minéraux, vitamines ou oligo-éléments, dans le but de vérifier que l'apport est correct (bibliographie, réf. 9 et 10 ).
Les données sont donc dans l'ensemble disparates et non systématiques, et n'incluent des enfants et des adolescents que dans une minorité de cas. Certaines études présentent aussi l’inconvénient qu’une partie des éléments anthropométriques ne sont pas mesurés mais recueillis téléphoniquement, ce qui permet de modifier sciemment les indications tels que poids et taille.
Les études citées évaluent ainsi soit les résultats de comportements alimentaires, et plus volontiers les effets défavorables des mauvaises pratiques (obésité, pression artérielle, maladies cardio-vasculaires, ostéoporose, cancers, morbidité et mortalité générale, etc.) (bibliographie, réf. 11 et 12 ). , soit les comportements alimentaires ou de santé eux-mêmes (dont tabac et alcool, exercice physique), quelquefois en relation avec des variables démographiques, socio-économiques, professionnelles.
Chez les enfants les habitudes alimentaires sont largement déterminées par celles de la famille, mais durant toute l'adolescence, la recherche d'autonomie pousse à une expérimentation marquée dans le domaine alimentaire ce qui rend difficile toute évaluation fiable.
La disponibilité des aliments et leur consommation dépend non seulement des variables citées, mais aussi de la politique alimentaire et agricole nationale, des incitations des industriels du secteur, de la distribution au niveau du commerce privé, et de l'offre des lieux de restauration, sans oublier les campagnes de prévention (bibliographie, réf. 13 ). et l'action de formation des organismes qui les élaborent.
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