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En 2004 à Lausanne, le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale a augmenté de 12% par rapport à 2003. Cette tendance à la hausse, que l'on observe dans toutes les grandes villes de Suisse, se maintient en 2005 également. Pour faire face à cette augmentation constante, le service social a régulièrement adapté ses moyens, loué de nouveaux locaux, engagé et formé de nouveaux collaborateurs-rices. Mais tout le personnel n'en demeure pas moins soumis à une lourde charge: en décembre 2004, il suivait 5,4% de la population lausannoise, plus de 6% aujourd'hui.
Dans le même temps, le service a déployé son système de contrôle interne. Soucieux de garantir la conformité des décisions d'aide sociale aux directives en vigueur, il a obtenu du Département de la santé et de l'action sociale une liste précise des vérifications prescrites ainsi que des pièces sur la base desquelles ces vérifications doivent être effectuées. Dès janvier 2006, au moment de l'introduction du revenu d'insertion, les collaborateurs-rices seront appelés à attester, pour chaque dossier d'aide sociale, que les vérifications prescrites ont été effectuées et que les pièces requises à cet effet figurent au dossier. Des audits internes sont par ailleurs planifiés, afin d'identifier les éventuelles lacunes restantes et de les combler rapidement. Ces dispositions, qui suivent les recommandations du Contrôle cantonal des finances, permettront de limiter les prestations versées indûment par erreur, en lieu et place d'un autre régime social par exemple.
La répression des fraudes est également renforcée. Pour autant qu'aucun enfant mineur ne soit concerné, le service réduit désormais l'aide sociale - au minimum absolu fixé par la jurisprudence - des personnes qui ont sciemment trompé le service en ne déclarant pas des revenus significatifs et réguliers. On rappellera par ailleurs que le service dispose d'une unité d'enquête, étoffée au début de cette année, et que les fraudes découvertes donnent systématiquement lieu à des sanctions financières et à des suites pénales (aggravées lorsque le bénéficiaire s'est rendu coupable de faux dans les titres ou d'escroquerie).
Les mesures prises ne mettent pas le service totalement à l'abri des fraudes. Les fortunes et revenus qui échappent au fisc échappent aussi aux services sociaux, d'autant que ces derniers se fondent sur la taxation fiscale, principalement, pour déterminer le revenu et la fortune des ménages. Mais les risques sont minimisés, ramenés à un niveau raisonnable et déterminé d'entente avec l'autorité cantonale. Le service social Lausanne rappelle enfin que, dans leur immense majorité, les bénéficiaires de l'aide sociale ne sont pas des fraudeurs mais des personnes en grande difficulté, souffrant de ne pas pouvoir subvenir par elles-mêmes à leurs besoins.
La direction de la sécurité sociale et de l'environnement
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