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Le futur PGA de Lausanne remplacera plus de 400 plans de quartiers, d’alignement, ou autres plans partiels d’affectation (PPA) qui composent, aujourd'hui, la complexe mosaïque réglementaire du territoire urbain. Le même PGA se substituera au «règlement du plan d’extension» de 1942, toujours en vigueur, successeur de premiers plans d'extension adoptés en 1897 et 1911 pour maîtriser l'éclatement de la ville. A intervalles réguliers, la réglementation de l'aménagement du territoire doit en effet être adaptée pour tenir compte des nouveaux besoins des habitants. Outre le morcellement déjà décrit, l'approbation, en 1996, du Plan directeur communal (que le PGA relaiera et consolidera) a milité en faveur d'une refonte de la réglementation et de l'élaboration de ce dernier. Le PGA concernera 60% du territoire urbain. Les zones foraines ne sont pas touchées. En outre, quelque 200 PPA continueront de déployer leurs effets ici et là.
Le PGA tient compte de la ville telle qu’elle se présente. Son optique est d'en faciliter l’usage, pour ceux qui y vivent comme pour ceux qui y travaillent. L'idée est de la maintenir vivante, dans le centre comme dans les différents centres de quartiers. Des notions désuètes, comme «ordre non contigu» ou «zone périphérique», feront place aux zones à forte ou à moyenne densité; la «zone de la Cité» deviendra zone du «centre historique», englobant au passage les anciennes bannières. Le PGA précisera quels sont les immeubles à conserver. Le nouveau découpage distinguera aussi les différentes surfaces: forêts, parcs, espaces de détente et terrains de sport.
En matière de stationnement, le PGA fournira la base légale manquante, adaptée aux types d’usagers. La nouveauté proposée prévoit, pour desservir les activités, des quotas de places en fonction de la zone, de plus en plus généreux lorsque l’on s’éloigne du centre et que la desserte en transport public est moins performante. Le plan reconsidérera encore les limites des constructions. Nombre de bâtiments «frappés d’alignement» seront soulagés de cette menace, puisque plusieurs axes routiers fantômes, planifiés à une autre époque, n’ont maintenant plus de raison d’être.
La mise à l'enquête du PGA, qui dure jusqu'au 30 juin 2004, fait suite à un long processus de consultation, initié en 2000 par une exposition au Forum de l'Hôtel de Ville et l'ouverture du site www.cadredevie.ch, qui ont permis à toute personne intéressée de s'exprimer sur l'un ou l'autre aspect de ce projet. Les partis politiques ont largement fait usage de cette possibilité. Après un examen préalable des services cantonaux et une mise à jour du dossier (qui ont nécessité un gros investissement en temps et en forces de travail), le PGA a été présenté une nouvelle fois aux groupes politiques représentés au Conseil communal, au début 2004. Les remarques récoltées lors de l'enquête publique qui débute seront intégrées – avec les réponses qu'elles appellent – au futur préavis que la Municipalité adressera cette année au Conseil communal.
La direction des travaux
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