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Depuis plusieurs années, les manifestations des mouvements alter-mondialistes, lors d'importantes rencontres internationales politiques ou économiques telles que le Forum de Davos ou les différentes réunions du G8, ont contribué à éveiller un intérêt marqué auprès du public et des autorités pour les questions liées la mondialisation.
La Municipalité de Lausanne a donc décidé de renforcer son action en matière de développement durable en s'impliquant davantage en matière de solidarité mondiale. La marge de manœuvre des villes suisses à cet égard est toutefois très limitée, car la problématique de la mondialisation relève en premier lieu de l'économie privée et de la politique internationale. Au niveau local, le concept de développement durable constitue l'une des réponses principales à ces préoccupations. Il permet de mettre en œuvre des politiques à même de satisfaire les besoins de solidarité, de préserver les ressources naturelles et d'instaurer des pratiques publiques durables. Différentes initiatives ont été prises jusque-là dans le cadre d'Agenda 21: démarche participative Quartiers 21, valorisation du bois, reconnaissance des charges des villes-centre, programmes d'éducation à la santé, au civisme, etc.
Dans un rapport-préavis répondant à trois motions traitant des effets de la mondialisation, l'Exécutif lausannois propose de signer la Charte européenne des droits de l'homme dans la ville, dont l'objectif est de promouvoir les villes en tant que lieux d'innovation sociale, de solidarité et de résistance à la mondialisation. Cette charte comporte l'intérêt de mettre en réseau des villes sensibilisées par ce phénomène. A l'instar de Genève, elle émet toutefois une réserve dans l'application de cette charte, en raison des limites de son autorité communale, du droit suisse et du droit international applicable en Suisse. A noter que, depuis quelques temps, un mouvement en faveur d'un renforcement du statut des villes se dessine dans le monde. La Ville de Lausanne s'y est ralliée en adhérant à la nouvelle organisation «Cités et gouvernements locaux unis». La Municipalité souhaite enfin de soutenir, objet par objet, certains projets de l'association Attac, coïncidant avec ses orientations, comme par exemple, sa démarche contre la restructuration du réseau postal. Elle exclut une adhésion à l'association, car bien qu'elle approuve les principaux objectifs d'Attac Suisse, elle s'oppose à certaines de ses actions, telles que celles menées lors du G8.
Administration générale et finances
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