Inventaire des passages piétons
Le recensement de ces passages a nécessité une véritable radiographie de la ville – car longtemps, la signalisation routière a été installée au fur et à mesure des besoins, sans reports systématique sur des plans. Un relevé du territoire a été établi sur la base de photos aériennes et complété par des informations de bases de données existantes; il recense 959 passages piétons. Cet inventaire n'est guère pertinent sans description des aménagements, pour établir une base de données structurée. Une fiche-type a dès lors été créée pour inventaire, précisant les caractéristiques liées à la situation géographique, au trafic, à la sécurité et à l'aménagement de chaque passage.
Aménagement de nouveaux passages
Les caractéristiques des emplacements où se justifie l'installation d'un nouveau passage ne répondent pas à des critères uniformes: l'appréciation doit être faite au coup par coup. A noter qu'entre les demandes provenant des habitants et les emplacements détectés à l'occasion de chantiers en cours, le nombre de nouvelles traversées a augmenté de 22 en 2000, 27 en 2001 et 38 l'an dernier.
Suppression de passages existants
Deux critères conduisant à la suppression d'une traversée sont identifiés. Peu fréquente (un cas en 2001, à la Vallombreuse, sur demande d'un habitant), la dangerosité résulte soit d'une mauvaise appréciation lors de la création du passage (un cas de moins en moins probable, au vu des normes toujours plus contraignantes), soit de l’évolution de son contexte. Pour la Municipalité, cette évolution montre bien à quel point il est difficile, voire illusoire, de garder en permanence une vision précise de l'ensemble des passages piétons lausannois.
L'autre cas de figure est l'obsolescence: la création d'une zone 30 rend en effet inutile le marquage des traversées. La nouvelle rédaction de l'Ordonnance sur la signalisation routière (OSR), entrée en vigueur en 2002, dit que c’est la modération du trafic, et non le balisage, qui garantit la sécurité dans ces périmètres. Dès lors, le marquage des «stops», pertes de priorité ou passages piétons devient superflu – les exceptions devant rester rares.
La direction des travaux
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