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En décembre 1991 entrait en vigueur un plan partiel d’affectation (PPA) élaboré pour permettre à l’ex Crédit foncier vaudois la réalisation d’une annexe à son siège de la place Chauderon. Dans une motion déposée en 1997, le conseiller communal Roland Ostermann taxe ce PPA de «catastrophe urbanistique», extorquée par un chantage à la délocalisation, alors exercé par la banque, avant sa fusion avec la Banque cantonale vaudoise (BCV). Le motionnaire estime le moment venu d’annuler ce plan et de revenir à l’état antérieur.
La Municipalité rejette cette proposition, invoquant premièrement le fait que l’éventualité d’une transformation de l’ancien siège bancaire (pour héberger le Musée cantonal des Beaux-Arts, qui aurait pu justifier une révision de l’aménagement du périmètre), est écartée définitivement. Quant à la BCV, propriétaire actuelle de l’immeuble, elle n’est pas intéressée à le vendre, comptant le réoccuper complètement. La BCV tient de ce fait à conserver les possibilités d’agrandissement allouées par le plan partiel d’affectation.
D’autre part, le retour au statu quo ante signifierait strictement le retour à la zone constructible de l’ordre contigu de la zone urbaine, prévu par Règlement sur le plan d’extension de 1942.
Or, ces possibilités de construire directement contre l’ancien siège (qualifié de la note 2 à l’Inventaire des monuments historiques) avaient unanimement été refusées au profit de la solution non contiguë instaurée par le PPA contesté.
Si, par sa formule, le motionnaire entend la suppression de toute nouvelle possibilité de construire supplémentaire, la Municipalité ne peut souscrire à cette éventualité irréaliste et inopportune. Elle ne s’attache pas obstinément à un plan dont elle voit aussi les limites, consciente qu’en 10 ans les approches architecturales évoluent. L’Exécutif réaffirme donc son ouverture à un projet concret et sa disponibilité face à une révision qui, aux yeux de toutes les parties concernées, serait susceptible d’offrir une meilleure solution. Toute initiative intempestive serait cependant hors de propos et le dossier ne pourrait être rouvert qu’en présence d’un projet abouti et d’une volonté affirmée de le réaliser.
Direction des travaux
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