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Rappel: un Agenda 21 est un catalogue d’actions créant une politique de développement durable sur trois plans interdépendants (environnement, économie et social). Le programme que la Ville de Lausanne a déjà mis sur pied à ce titre ne contenait pas encore de propositions concrètes relatives à l’aspect social. Dès lors, la première est l’instauration d’une nouvelle politique de logement subventionné, orientée vers la mixité sociale dans les quartiers, le maintien dans leurs logements d’anciens habitants – mémoire et âme de tout quartier. Un projet de télévision microlocale («TV Bourdonnette») – véritable forum multiculturel intégrateur, l’aide à un projet de réhabilitation à moindre coût de l’îlot Riponne-Tunnel donnent deux exemples d’une volonté d’impliquer les Lausannois dans la vie de leurs quartiers.
Mais le point fort des nouvelles propositions municipales est le lancement d’une opération de consultation de la population, à large échelle, véritablement novatrice et perceptible par chacun. A l’instar de ce qui a été fait à Bâle, Lausanne veut associer tous les habitants qui le souhaitent à une démarche participative. Son but: recenser les problèmes des quartiers (qu’une vision administrative et centralisée est susceptible de considérer comme mineurs), pour y apporter des solutions concertées. Aux ateliers réunissant habitants, sociétés de développement, centres de loisirs et autres associations de quartier, où les questions seront mises à plat, succéderont des «conférences de consensus» associant l’ensemble des partis politiques ainsi que des représentants des milieux socio-économiques. Aux autorités de donner ensuite corps aux solutions proposées.
En lançant cette opération baptisée «Lausanne, une qualité de vie toujours améliorée» (pour laquelle un crédit de 900'000 francs est demandé), la Municipalité répond favorablement à une motion socialiste. En revanche, elle ne déléguera pas, dans un premier temps, la gestion de budgets dans ce même cadre participatif – ce que demandait une motion popiste : une telle démarche ne peut juridiquement échapper aux élus lausannois. La question de confier des mandats de prestations aux associations de quartier pourra toutefois être réexaminée à l’issue de l’expérience participative.
Le deuxième volet de l’Agenda 21 communal formule encore d’autres propositions à caractère socio-économique, dans le domaine de l’utilisation du bois et de la protection du patrimoine. L’Exécutif demande plusieurs crédits, notamment pour favoriser l’implantation à la Vallée de Joux d’une usine de rétification du bois (un traitement naturel lui donnant les propriétés qui en font une alternative intéressante aux revêtements de façades habituels). D’autres crédits visent à restaurer la capacité de sciage du bois local, afin de réduire son exportation et sa réimportation sous forme de produits finis. La Municipalité donnera enfin un coup de pouce à la construction, par l’Union des sociétés locales, à la tour en bois de Sauvabelin. Le total des dépenses proposées (à prélever sur le fonds du développement durable) atteint 3,183 millions de francs.
La Municipalité de Lausanne
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