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Comment intéresser les enfants, et plus tard les jeunes, à la vie de leur cité, et leur donner envie de s'investir dans des projets qui les concernent? A Lausanne, différentes formules pour donner la parole aux enfants ont déjà été expérimentées (forums, expériences pilotes dans les quartiers de Malley et des Faverges), mais toutes ne se sont pas révélées concluantes, notamment en raison de leur aspect ponctuel. En s'inspirant d'une démarche menée avec succès par la ville de Lucerne, la Municipalité a décidé de créer un Conseil d'enfants autour de deux établissements scolaires, Mon-Repos et Béthusy. Une manière de répondre concrètement à la tendance actuelle de «fermeture» ou de cloisonnement (école/ville, vie privée/vie publique), en donnant aux enfants la possibilité de comprendre et de se confronter à leur milieu, de s'exprimer, et de prendre des initiatives pour l'intérêt collectif.
Sans compter que, comme le relève Philippe Meirieu, professeur de sciences de l'éducation à l'université de Lyon, instaurer des lieux de parole et d'échange c'est aussi contribuer à prévenir la violence.
Après une première information dans les classes, les enfants ont été invités par courrier à participer à la première séance plénière du Conseil d'enfants, qui s'est tenue le 31 octobre 2001au Petit Théâtre. A cette occasion, toutes les idées et propositions ont été enregistrées par la déléguée à l'enfance, qui a précisé qu'un engagement des enfants sur deux ans est nécessaire. Ensuite, un groupe d'accompagnement, composé de parents et de professionnels du milieu scolaire, assemblera les idées par thèmes. Les enfants seront alors regroupés, selon leurs intérêts, dans des commissions de travail qui élaboreront durant l'année scolaire des projets; ceux-ci seront discutés avec les associations et institutions locales et, enfin, proposés à l'administration communale (directement à la direction concernée ou par l'intermédiaire de la déléguée à l'enfance). A la fin de l'année scolaire 2001-2002, un deuxième Conseil d'enfants réunira tous les participants pour faire le point sur les réalisations et projets en cours, et débattre du programme à venir.
La présence d'adultes accompagnant la démarche et la confrontation des idées aux réalités du terrain doivent permettre aux enfants de trier la part du rêve et la part du possible. Quelques exemples de réalisation en France montrent qu'imagination et réalisme peuvent faire bon ménage: distribution de faux PV aux automobilistes pour les sensibiliser aux dangers encourus par les enfants, organisation d'un nettoyage de printemps dans les quartiers, ou encore réalisation d'un livret «Pass'peur» distribué aux élèves.
Direction de l'enfance, de la jeunesse et de l'éducation
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