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Signataire, fin 1998, de la Charte d’Aalborg qui engage la Ville à soutenir un programme de développement durable, la Municipalité présente au Conseil un préavis résumant les premiers projets de réalisations s’inscrivant dans ce cadre. Ils sont le fruit du travail d’un groupe de personnes représentant l’ensemble de l’administration et présidé par le directeur des services industriels (SI). Rappelons que l’Agenda 21 prévoit le développement d’une politique communale de développement durable sur trois plans interdépendants: environnement, économie et social. Les deux premiers plans font l’objet du préavis présenté aujourd’hui, consacré aux secteurs bois, espaces verts, patrimoine, énergie et environnement.
Des projets concrets
Au nombre des projets concrets proposés, la construction d'une chaufferie à bois (d'un coût d’environ 700'000 francs) permettra de chauffer l'ensemble du centre de la sécurité civile de la Rama. Un certain nombre d'objets plus modestes permettent des réhabilitations du bois dans divers secteurs, comme la création d’un trottoir en bois entre Vers-chez-les-Blanc et Montblesson. Au Chalet-à-Gobet, le pavage en bois d'une partie de la cour de la «Maison de la forêt» du service de forêts, domaines et vignobles servira de test à une plus large utilisation de ce type de revêtement. Citons encore l'adhésion au fonds Bruno Manser (renoncement à l’utilisation de bois tropical dans les services communaux), ainsi qu'un projet d'implantation systématique de bancs en bois. D'autres projets pourront apparaître; ainsi est-il prévu, si nécessaire, des participations financières communales pour abaisser le coût de constructions en bois, notamment en matière de logements subventionnés, afin de s'assurer de l'utilisation d’essences indigènes.
Zones agricoles et espaces verts
Un deuxième volet du préavis postule le maintien, dans leur affectation actuelle, des espaces et propriétés agricoles de la Ville (voire privées) en recourant à un fonds du développement durable. Ce fonds sera également mis à contribution pour la sauvegarde des zones vertes communales, ou pour la conversion de parcelles construites ou constructibles en zones vertes. Frontière naturelle de la zone urbaine et but de promenade des Lausannois, le domaine de Rovéréaz inaugurera ce processus. Ses 33 hectares deviendront ainsi inconstructibles, à l’exception peut-être de la frange sud, à l’angle de la route d’Oron et du chemin de Rovéréaz, pour laquelle existe un projet estampillé développement durable, qu’un préavis futur présentera.
Financièrement, un règlement communal énonce l’ensemble des secteurs pouvant faire l’objet d’une intervention du fonds de développement durable. Il donne aux autorités une latitude pour agir et constitue une base réglementaire permettant d’encourager les actions visant au développement durable. Les prochains volets de l’Agenda 21 seront implantés par étapes et il faut vraisemblablement compter 3 à 4 ans pour que tous les instruments d’une politique cohérente de développement durable soient en place. A noter que les prochains préavis communaux, relatifs aux constructions ou plans d’affectation, devront désormais être conformes aux principes de l’Agenda 21.
La Municipalité de Lausanne
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