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Dans sa dimension économique, le développement durable suppose que les politiques des autorités aient un souci, d’une part, d’équité sociale et, d’autre part, de viabilité économique. C’est ainsi que les politiques économiques ont fait l’objet de réflexions dans le cadre des organisations internationales dès le début du processus d’Agenda 21 et en particulier dans le document fondateur Action 21 élaboré lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992. L’accent y est mis sur l’importance d’une gestion efficiente des ressources publiques et notamment sur la réduction des déficits budgétaires et ce afin de garantir le financement d’un développement durable au plein sens du terme (voir en particulier les articles 2.31, 2.32 et 2.35).
Lausanne: une ville-centre
A Lausanne, bien que la dette communale ait une histoire qui couvre une bonne partie du XXe siècle, il apparaît que la situation déficitaire actuelle trouve ses racines principalement dans deux phénomènes. D’une part, les décisions en matière de politique fiscale prises dans les années 1980 au niveau communal et cantonal ont conduit à un manque de recettes chronique. D’autre part, les charges de la Ville ont augmenté de manière importante, principalement dans les domaines du trafic régional, des prestations sociales et de l’encouragement à la culture.
Ces importantes charges s’expliquent par le fait que Lausanne, comme toutes les villes au centre d’une agglomération, fournit des prestations spécifiques (en matière de culture ou du fait de la proportion plus élevée de problèmes sociaux, par exemple) qui profitent à l’ensemble de la population de la région, voire du canton. Or, il est nécessaire d’arriver à moyen terme à une meilleure répartition des tâches entre la commune et le canton, ainsi qu’entre la commune et l’agglomération. Ce troisième volet de l’Agenda 21 vise donc à faire reconnaître les tâches des villes-centres et propose diverses mesures d’assainissement financier.
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