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La rumeur veut que la fumée fasse maigrir. Cet effet n’est pas réellement confirmé pour une action directe, bien que l’arrêt du tabagisme soit suivi le plus souvent par une prise de poids.
La nicotine, principal composant de la fumée du tabac, et qui est responsable du puissant phénomène de dépendance, augmente effectivement le métabolisme de base d’environ 10%. Mais cela est insuffisant à lui seul pour expliquer les effets de l’arrêt du tabagisme, qui se solde en moyenne par une prise de poids de 2,5 kg. Il faut aussi incriminer chez le fumeur une perte d’appétit dû à l’effet de la fumée sur les récepteurs du goût et/ou de l’odorat, qui entraîne une moindre envie de manger.
Il est dangereux, et médicalement tout à fait contre indiqué de commencer de fumer pour perdre du poids. Une perte de poids de 2,5 kg peut s’obtenir assez facilement sans s’intoxiquer. Sans parler du risque cardiovasculaire (ischémie cardiaque et vasculaire) et le cancer liés directement au tabagisme, et qui diminuent la durée de vie souvent après une longue période de maladie.
La dose non dangereuse est réellement la consommation zéro. On a découvert, alors que l’on croyait qu’un tabagisme correspondant à 4-5 cigarettes par jour était relativement bénin, qu’en fait le risque augmentait très fortement dès la première cigarette quotidienne. Le tabagisme passif est aussi néfaste, même pour les fumeurs qui ne fumeraient pas à ce moment là!
Une application stricte de la loi sur le travail, qui oblige le patron à protéger la santé des ses collaborateurs, doit imposer de bannir la fumée des locaux publics.
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Les effets de l’alcool sont multiples. Il est connu qu’il rend certains aliments plus goûteux (à des proportions de 0,5%) et peut aussi être utilisé en cuisine pour caraméliser par flambage (banane, autres fruits). Le gaz carbonique favorise l’absorption rapide de l’alcool, et le sucre cache le goût de l’alcool (alcoolpops).
Mais ses effets physiologiques (à des doses faibles) sont dommageables:
- Allongement du temps réflexe (conduite automobile),
- Vasodilatation initiale (sensation de chaleur seulement, mais pas augmentation de la production de chaleur) qui peut être suivie d’une hypothermie éventuellement mortelle selon l’habillement et le climat,
- Induction du sommeil mais perturbation du sommeil profond,
- Effets hépatiques et cardiaques,
- Hypertension en cas de consommation régulière,
- Un alcoolique, même s’il parait bien nourri, peut être carencé par manque de toutes les vitamines absorbées par le tube digestif ou stockées dans le foie: acide folique (B5), pyridoxine (B6), thiamine (B1), acide nicotinique (B3) et vitamine A.
On situe la dose limite quotidienne à 10 grammes pour les femmes et 20 grammes pour les hommes. L’alcool fournit 7,1 cal/gramme. 1 litre de vin fournit donc environ 1000 kcal par litre, mais cet apport est dénué des nutriments utiles, tels que sels minéraux (potassium, calcium, magnésium, zinc et phosphore), protéines, lipides.
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Selon des estimations prudentes de l’Institut suisse de la prévention contre l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA), il existe en Suisse 300'000 personnes dépendantes, dont 2/3 d’hommes. Cela représente donc un grand problème de santé publique, dû à ses effets directs sur la santé et aux effets indirects, conséquences de sa consommation excessive.
Le coût social de la consommation d’alcool est estimé en Suisse à 6,5 milliards de francs, et résume par une grandeur unique l’ensemble de dommages provoqués par la consommation excessive d’alcool. Il comprend les coûts supportés par les consommateurs à risque atteints dans leur santé, la souffrance humaine des familles et les coûts à la charge de la collectivité.
Les coûts directs représentent 800’000 consultations médicales et 500’000 journées d’hôpital, plus les frais de rééducation. Les coûts indirects sont engendrés par les conséquences du décès prématuré de 2’100 personnes (perte de production) qui ont engendré 28’500 années de vie perdues. En 1998, 2’800 personnes touchaient une rente d’invalidité pour motif d’alcoolisme, avec un degré d’invalidité moyen supérieur à 90%.
Le risque d’être au chômage est positivement influencé par le fait d’être un très grand consommateur d’alcool (plus de 4 verres par jour pour les femmes, et plus de 5 pour les hommes), mais ce risque augmente plus pour la femme que pour l’homme: 8,9 points pour elle, et 4,2 points pour lui. La population qui a ce risque est de 88'500 hommes et de 22'300 femmes.
Les accidents de la route payent un tribut relativement lourd à l’abus d’alcool. Sur les 139 décès dans cette catégorie en 1998, ils représentent 1 accident mortel sur 4 chez les hommes et 1 accident mortel sur 8 chez les femmes. Pour les autres accidents, étant donné que ni la recherche d’alcoolémie ni la déclaration à la police n’étaient systématiques, les données sont lacunaires: Sur la base des accidents annoncés à la police, on peut estimer globalement leur coût à la collectivité à 1,6 milliards.
Ces estimations ne tiennent pas compte, en raison des difficultés d’évaluation, des conséquences négatives d’une consommation d’alcool chez les jeunes sur leur formation et leur future insertion sociale.
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Risque relatif dû à la consommation
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Le risque relatif est le quotient du pourcentage d’affections qui surviennent dans une population exposée par le pourcentage dans une population non exposée (au risque).
Pour le tableau ci-dessous, l’exposition est l’absorption d’alcool, aux doses quotidiennes indiquées.
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Risques relatifs pour les femmes |
Risques relatifs pour les hommes |
| Consommation d’alcool en g/jour |
0 à 20 |
20 à 40 |
plus de 40 |
0 à 40 |
40 à 60 |
plus de 60 |
| Correspond en verres… |
1 |
3 |
5 |
2 |
5 |
8 |
| Affection |
| Faible poids à la naissance |
1,00 |
1,40 |
1,40 |
1,00 |
1,40 |
1,40 |
| Tumeurs: |
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| Bouche, pharynx |
1,45 |
1,85 |
5,39 |
1,45 |
1,85 |
5,39 |
| Oesophage |
1,80 |
2,38 |
4,36 |
1,80 |
2,38 |
4,36 |
| Foie |
1,45 |
3,03 |
3,60 |
1,45 |
3,03 |
3,60 |
| Glande mammaire |
1,15 |
1,40 |
1,51 |
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| Autres cancers |
1,10 |
1,30 |
1,70 |
1,10 |
1,30 |
1,70 |
| Diabète de l’âge mûr (type II) |
0,92 |
0,87 |
1,13 |
1,00 |
0,57 |
0,73 |
| Epilepsie |
1,34 |
7,22 |
7,52 |
1,23 |
7,52 |
6,83 |
| Maladies cardiovasculaires: |
| Hypertension |
1,40 |
2,00 |
2,00 |
1,40 |
2,00 |
4,10 |
| Infarctus |
0,82 |
0,83 |
1,12 |
0,82 |
0.83 |
1,00 |
| Maladies cérébro-vasculaires: |
| Attaque cérébrale |
0,52 |
0,64 |
1,06 |
0,94 |
1,33 |
1,65 |
| Hémorragie cérébrale |
0,59 |
0,65 |
7,98 |
1,27 |
2,19 |
2,38 |
Les méfaits ou bienfaits de l’alcool dépendent du consommateur lui-même. Les enfants de doivent pas y toucher. Les adolescents y deviennent beaucoup plus rapidement dépendants que les adultes. Les femmes le supportent moins bien que les hommes, et les Asiatiques également. On devient en général plus sensible à partir de 50 ans. La consommation est formellement déconseillée durant une grossesse en raison des possibilités de léser le fœtus, même par de petite dose (syndrome d’alcoolisme fœtal). L’effet sur la réactivité se fait sentir dès 0,2 à 0,3 pour mille, mais est incontestable à 0,5 pour mille Les effets de l’alcool s’ajoutent à ceux de la fatigue.
Du point de vue métabolique, l’effet principal est un blocage de l’utilisation des graisses. Ce dernier effet est clairement défavorable à une perte de poids et peut induire une prise de poids si l’alimentation est trop riche en énergie par rapport à ses besoins.
C’est la raison qui fait que l’on propose systématiquement un arrêt total de la prise d’alcool si l’on cherche à perdre du poids
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