En 1964, les inquiétudes sur les capacités à adapter le réseau de transport et communication aux exigences d'une société en pleine croissance tarodent les concepteurs du secteur. Incertains, ils font valoir, comme réponse, un slogan généreux mais imprécis: «par une collaboration harmonieuse, utiliser chaque moyen de transport au mieux de ses aptitudes». Le visiteur circule autour d'un vaste plan d'eau entouré par les pavillons «Les chemins de fer», «Route et circulation», «aviation», «La navigation» et «Poste et télécommunications». Un tapis roulant l'amène à l'intérieur du bâtiment surmonté d'une coupole. Il se retrouve ainsi au centre du circarama, cinéma circulaire pouvant accueillir 2000 personnes. Sur 9 écrans, les trains de l'avenir circulent. Chemins de fer, postes, télécommunications, réseau routier, trafic aérien et maritime d'un pays fortement industrialisé et soudain proche de la mer - autant de plans à longue échéance qui se dressent et se combinent, de la grande perspective au petit détail, sous les yeux de chacun. A relever enfin la conception architecturale du secteur, exemplaire d'un recours simultané aux matériaux traditionnels, modernes voire totalement nouveaux dans le bâtiment. Un parti pris caractéristique de la volonté de la direction de promouvoir une exposition aux constructions éphémères et recyclables. |