Objets et instruments d'écriture
L'exposition présente la collection d'objets d'écriture du graphiste Philippe Aquoise. Séduisante par sa diversité, elle rassemble des instruments d'usage quotidien exposés aux côtés d'objets et de portraits choisis dans les collections du musée. Les pièces du mhl évoquent le temps de la plume d'oie, tandis que la collection privée se concentre, elle, sur le règne de la plume métallique, tout en abordant celui du stylographe, puis du stylo à bille. L'ancêtre de toutes les plumes occidentales est le calame, roseau taillé en pointe et fendu. Du VIIe au XIe siècle, la plume d'oie lui fait concurrence et finit par le détrôner. Elle reste en usage durant plusieurs siècles, mais elle est difficile à tailler et résiste mal à l'humidité. En outre, l'approvisionnement pose de plus en plus de problèmes. C'est pourquoi dès le XVIe siècle, on fait des essais de plumes métalliques, sans grand succès d'abord, car elles sont trop rigides, rouillent facilement et coûtent cher, en raison de l'outillage requis. La révolution industrielle va y remédier. C'est à Birmingham, vers 1830, que naît l'industrie de la plume métallique. En vingt ans, le bec en acier passe du rang d'exception à celui d'objet produit en série et, fait nouveau, jetable après usage. |  |  Boîtes de plumes GB/I/CH - © mhl/S. Pittet
 Encriers et plumier de voyage - © mhl/S. Pittet
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