Dans l'histoire de l'Expo, le monorail n'est pas premier. Entre l’été et l’automne 1960, le principe du télécanapé produit par une entreprise de Thoune (la fabrique de machines Habegger) est adopté. Un an après, vu la surface de l’Expo, il faut trouver un système de transport de masse silencieux capable de transporter 15’000 personnes à l’heure. Le télécanapé s’étant révélé concluant pour l’axe Nord-Sud de l’Expo, la même entreprise associée à Von Roll propose un monorail «stell box» qui peut être surélevé. Par ce choix, le principe de libre circulation des visiteurs n’est pas entravé. Comme le note alors E. Henry, c’est un peu l’équivalent de la rivière enchantée (Schifflibach) de l'exposition nationale de Zurich... |  | Cette attraction zurichoise demeure dans les mémoires comme en témoigne un membre du comité d’organisation: «demandez aux gens ou même à des organisateurs de l’Exposition de 1939 quel était le thème de l’exposition. Je n’en ai pas encore trouvé un seul qui se souvienne du thème de la Landi 39. Le «croire et créer» doit se manifester hélas peut-être par quelques réalisations pratiques. C’était peut-être le seul défaut de l’exposition de 1939, qu’en définitive ce qui a le plus frappé malgré tout, au point de vue réalisation pratique, c’était le Schifflibach». Diverses expositions, dans le monde, ont, par la suite, utilisé des monorails de type «Habegger»: ainsi à Munich en 1965 et surtout à Montréal en 1967. Le système a été, par la suite, développé par l'entreprise Von Roll. |