Planté sur le carrefour principal de l'exposition, Gulliver, très visible, est extrêmement populaire: plus de 500'000 visiteurs répondent à son questionnaire. Toutefois, le débat espéré par Apothéloz sur les valeurs des Suisses n’a pas lieu et toute l'opération reste marquée par les entraves angoissées d'un monde politique frileux. C'est ainsi que la rédaction du questionnaire n’est finalisée qu’àprès treize versions. Les interventions du délégué du Conseil fédéral, Giger, extrêmement conservateur, en sont la cause. En 1963, Giger sollicite des expertises et l'intervention directe du Conseil fédéral auprès de la direction de l'Expo. Certaines questions – et les sujets qu'elles concernent – doivent disparaître, d'autres doivent être reformulées, et surtout les réponses des visiteurs ne doivent ni être enregistrées, ni additionnées, ni publiées. |  |  Hôtesse de saisie © Coll. Musée historique de Lausanne et Archives de la Ville de Lausanne
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