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Né en 1914, président de la Fédération des architectes suisses (FAS), Camenzind, en 1958, a soutenu le projet d’exposition lancé par le groupe lausannois emmené par Marx Lévy. Ce projet visait à lier aménagement du territoire et exposition nationale tant dans l’espace que dans la thématique des secteurs en reprenant les grands principes de la Charte d’Athènes.
En mars 1959, sentant que le projet de Lévy n’aboutira pas, la FAS toujours présidée par Camenzind se replie en demandant au comité directeur qu’indépendamment du thème retenu, les conceptions urbanistiques et les valeurs architecturales contemporaines constituent l’ossature même de l’exposition.
A ce propos, elle rappelle le vœu formulé en 1958, de faire appel à Le Corbusier, idée directement reprise du projet soumis par Lévy et son groupe en 1956. Appel qui n’aboutira pas.
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En 1959, Camenzind est mal connu du comité d’organisation dont certains membres ne voient en lui qu’un alémanique. Pour justifier sa nomination, le comité directeur fait valoir sa position dans le petit monde des architectes et ses réalisations: bâtiments locatifs, villas, écoles, ect. On rappelle sa participation à l’aménagement de plans de quartier à Lausanne, en particulier celui du Devin à Chailly.
Le 12 juin 1959, Alberto Camenzind devient architecte en chef. Dans un délai rapide, il rallie nombre d’architectes initialement actifs au sein du groupe de Lévy et propose son parti architectural pour l’Expo connu sous le nom de «multicellulaire»: il renonce - s'opposant ainsi au modèle de la Landi de 1939 - à créer des pavillons accueillant un thème précis. Il propose donc de réunir des cellules consacrées au même thème dans un secteur donné. Une démarche qui engage un travail en équipe, où architecte, graphiste, responsable de la thématique du secteur et exposants doivent s’entendre pour bâtir. Un pari osé et tenu.
Alberto Camenzind décède le 29 septembre 2004 à Astano (TI).
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