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A cette date, elle déclare ne plus être au poste qui avait justifié sa nomination et propose la présidente de l’Association des citoyennes vaudoises pour la remplacer.
Despland qui accueille la nouvelle venue, veut maintenir la démissionnaire dans sa charge et s’exclame: «Le comité directeur estime en effet que si l’élément féminin est parfaitement représenté en qualité, il ne l’est pas suffisamment en quantité». Rien n’y fait.
En absence d’enquête orale, il est difficile de saisir le rôle des femmes au sein de la structure organisationnelle. Elles représentent des mouvements féminins non nécessairement féministes, issus des lieux d’engagement traditionnels des femmes de la bourgeoisie: mouvements religieux, philanthropiques voire économiques, rarement politiques. Le 10 décembre 1962, le malaise est évident à l’occasion de la nomination de la journaliste, écrivain, conseillère communale socialiste de Pully, Isabelle de Dardel, portrait-type de la femme non conformiste!
Les autres femmes du comité d’organisation qui ne représentent pas des partis mais des associations féminines faîtières désirent qu’on précise la question de leurs rôles. Despland répond avec prudence: «On a fait abstraction autant que possible, des représentations professionnelles ou politiques.
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Si la nomination de Mme de Dardel peut avoir un caractère politique, c’est un point intéressant au sein du Comité d’organisation».
Mme Girard souligne alors que «les membres socialistes faisant partie de l’Alliance des Sociétés féminines suisses sont aussi représentées par elle-même». Le trouble est rapidement levé par l’intervention du directeur E. Henry qui confirme que le comité d’organisation n’est pas un lieu de représentation des partis ou des institutions. Point.
Que les femmes du comité d’organisation aient été actives dans les groupes qu’elles représentaient reste à étudier. Au sein de l’Expo 64, elles n’ont pas eu de rôle décisionnel majeur. Preuve par l’absurde, ce qui n’est évidemment en aucune façon jugement de valeur sur la personne, la place d’Elisabeth Rieben, secrétaire d’Edmond Henry. Cette jeune femme est nommée chef de l’office du personnel le 6 juillet 1961, presque par défaut, sans mise au concours, «partant de l’idée qu’un chef de personnel expérimenté ne quitterait pas son poste pour une si courte période». Bref, cette tâche «certainement très lourde pour une femme» a été menée à bien selon les termes d’Edmond Henry grâce à l’esprit d’équipe et au fait que cet office entièrement réglé par des femmes a été structuré en délimitant les fonctions «pour éviter les conflits inutiles». Sur les rapports hommes-femmes, on ne peut être plus clair.
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