L’Expo 64 c’est aussi des ouvriers inconnus, venus le plus souvent de l’étranger
Malgré le recours au préfabriqué, l'exposition nationale a eu besoin de nombreux ouvriers. Ces derniers, italiens ou espagnols, arrivés en masse sur les chantiers suisses, ont été essentiels à la réalisation de la manifestation.
Les débuts des années 1960 sont marqués par une surchauffe économique qui s’est traduite par l’angoisse de manquer de bras et de personnel qualifié en Suisse pour la réalisation des grands chantiers.
A cette date, les ouvriers italiens commencent à rejoindre les chantiers allemands quand ils ne restent pas dans leur propre pays où la demande en bras augmente; la main d’œuvre espagnole inquiète les entrepreneurs suisses car elle semble globalement moins qualifiée.
Ce sont ces ouvriers anonymes, soumis aux contraintes de la législation saisonnière, recrutés par les adjudicataires, logés souvent de manière précaire, qui ont aussi construit l’Expo. L’Expo elle-même, très attachée à la nationalité de ses employés administratifs, fait appel à une main d’œuvre ouvrière suisse pour moitié seulement.
Sur le site de Vidy, malgré le recours aux structures préfabriquées qui limitent fortement le nombre de bras, elle engage jusqu’à près de 800 ouvriers dans les mois précédent l’inauguration.
L’importance des heures de travail fournies par les ouvriers dans la construction des infrastructures, au delà de l’espace de Vidy, diluée tout au long des années qui ont précédé l’Expo, a été essentielle dans la réussite de la manifestation chargée de célébrer les valeurs helvétiques.