De longue date, la Municipalité de Lausanne et les services communaux ont conduit des projets dans les domaines de l'énergie, de la mobilité, de l'urbanisme, du social ou de l'éducation qui relevaient du développement durable, sans toutefois que cette étiquette leur soit associée.
A fin 1998, constatant la nécessité d'avoir une action coordonnée, la Municipalité a décidé de formaliser sa politique de développement durable en engageant une démarche d'Agenda 21 local. Le premier pas concret a été l'adhésion à la Charte d'Aalborg (Charte des villes européennes pour la durabilité), qui appelle les villes à gérer les déséquilibres qui touchent actuellement la société, en intégrant les aspects écologiques, économiques et sociaux. Ensuite, un groupe de travail de l'administration communale a dessiné les contours de l'action à mettre en place. Une vision globale, touchant la majorité des domaines de l'action publique, a été privilégiée. Les objectifs visés sont: un environnement préservé; une société solidaire; une économie forte; un partenariat entre la population, les autorités et l'administration. Etapes de l'Agenda 21 lausannoisLe premier document qui marque le lancement officiel de l'Agenda 21 a vu le jour en 2000. Consacré à l'environnement – thème fondateur du développement durable –, il a pour angle d'attaque la valorisation du bois, rappelant la place non négligeable que le secteur des forêts a depuis longtemps à Lausanne.
Plus qu'un programme d'action pré-établi, l'Agenda 21 lausannois se veut être un processus évolutif, et le souci de se conformer aux principes du développement durable est dorénavant présent dans chaque nouveau projet communal.
L'Agenda 21 de Lausanne se déploie en 7 volets: environnement; social et logement; finances; éducation et formation; transports et mobilité; économie; «Vivre ensemble».
Durant la législature 2002-2006, les six premiers volets d'Agenda 21 ont été traités. Financement
Une spécificité de la démarche lausannoise est son financement, avec la création d'un Fonds communal pour le développement durable. Après une ponction initiale de sept millions sur le fonds de réserve général des services industriels, ce fonds est alimenté par des prélèvements sur la distribution d'eau, de gaz et d'électricité, suivant le principe du pollueur-payeur. |