Cette réalisation est l’un des exemples les plus performants que l’on trouve à ce jour en Suisse, basée sur une «philosophie» ouverte et réunissant différentes bases de données interinstitutionnelles. Le projet, lancé en 2002 par la Ville de Lausanne, vient d'être inauguré au Musée historique. Le développement de ce système permet de documenter les biens culturels et patrimoniaux de cinq institutions de nature diverse : un musée d’histoire (Musée historique de Lausanne), un musée de design et d'arts appliqués (mudac), une collection d’art contemporain (Fonds des arts plastiques de la Ville), un ensemble d’art brut (Collection de l’art brut), un musée d’archéologie (Musée romain de Vidy). De plus, huit bases de données décrivent le contenu de collections de musées, de bibliothèques, de médiathèques, mais aussi des cadres historiques de tableaux, des restaurations, et offrent une documentation historique, technique, scientifique. Une entrée spécifique permet de rechercher des auteurs, personnes portraiturées, personnages historiques. Toutes ces bases sont interactives, de sorte qu’un objet décrit dans l’une peut renvoyer à un autre objet, à une personne, à un média, à un document d’archive … et vice et versa. Elles sont liées à des images numérisées en haute définition par un atelier numérique, voire à d’autres médias (sons, vidéos, films). Dans l’état actuel, 145'000 fiches décrivent des objets variés bidimensionnels (peintures, dessins, photographies, estampes, affiches, vitraux) ou tridimensionnels (sculptures, meubles, armes, bijoux, objets de design ou documentant la vie courante); 20'000 fiches documentent des livres et 28'000 autres, des personnes physiques ou morales. Près de 25'000 images d'objets de collections sont actuellement accessibles. A terme, près de 900'000 objets seront pris en considération. Le développement de ce projet entre dans le cadre du préavis sur la réforme du système documentaire des quatre musées communaux et du Fonds des arts plastiques de la Ville, accepté en mars 2001 par le Conseil communal. Son coût s'élève à 1'700'000 francs. Grâce à la collaboration des musées communaux et du service informatique de la Ville, cet outil, devenu aujourd'hui opérationnel, vise à valoriser la ville et ses musées et s’intègre dans une politique culturelle ouverte autant vers le spécialiste que vers l’amateur d'art, d’archéologie et d’histoire. La direction de la culture, du logement et du patrimoine |