Lausanne honore Géa AugsbourgLa Ville de Lausanne inaugurera une nouvelle plaque commémorative à la mémoire de Géa Augsbourg, qui a vécu dans la capitale vaudoise. La cérémonie aura lieu mardi 25 septembre 2007 à 11h, à la rue du Tunnel 11, en présence de Silvia Zamora, directrice de la culture, du logement et du patrimoine.
Géa Augsbourg, de son vrai nom Georges-Charles Augsburger, est un artiste aux talents multiples: il s'est exprimé aussi bien dans le dessin de presse, la caricature, la peinture, la gravure, la céramique, le dessin animé que le cinéma.
Né à Yverdon le 11 janvier 1902, Géa Augsbourg fréquente les cours du Collège scientifique de Lausanne, puis l'Ecole cantonale de dessin.
De la fin des années vingt jusqu’au début des années cinquante, il passe l'essentiel de son temps à Paris où il vit surtout des dessins de presse qu’il fournit à divers médias. Esprit curieux, il cultive un vaste réseau de relations dont Charles-Albert Cingria, Maurice Zermatten et Charles-Ferdinand Ramuz.
En 1934, le polyvalent Géa publie une bande dessinée, «Finblaire et Têtenpoire». Parallèlement, il lance une série de biographies en images de personnages célèbres comme le musicien Darius Milhaud, le Général Guisan et le chef d’orchestre Ernest Ansermet.
Hormis le conte «La fée des neiges» publié à Lausanne en 1937, qui constitue l’un de ses rares essais d’illustration polychrome, Géa Augsbourg décline son talent en noir et blanc. En 1937, à la Guilde du Livre, Géa publie avec la complicité de Cingria un recueil intitulé «Notre terre et ses gens» qui va infléchir sa carrière au service de l’imagerie locale et assurer sa célébrité. On retrouve Géa Augsbourg dans des «reportages» sous des cieux plus lointains, le crayon à la main, en Espagne, en Roumanie, en Tunisie, en Chine et enfin dans le sud de la France où, avec le romancier protestant cévenol André Chamson, il produit «Cévennes» (1957), un ouvrage où l’on retrouve la veine terrienne qui lui fit décrire les très riches heures des coteaux de Lavaux. En 1957, il s'installe à la rue du Tunnel 11 à Lausanne où il décède en 1974.
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