Carte des lignes internes au départ de la Blécherette vers 1939
Un trafic au succès limité Dès la fin de la Première guerre mondiale, on se préoccupa des lignes internes suisses. En janvier 1919, un service postal Zurich – Berne – Lausanne est créé et les passagers sont acceptés à partir de juin. On utilisait alors les anciens avions militaires Haefeli DH-3.
En 1927, on ouvrit la ligne Lausanne – La Chaux-de-Fonds – Bâle, avec service postal. Les capacités de vol étaient directement liées aux conditions météorologiques et les lignes n’étaient en général exploitées que durant la belle saison, soit d’avril/mai à septembre/octobre.
De 1927 à 1930, les lignes internes furent assurées par les sociétés Ad Astra et Balair. Un service matinal desservant Berne/Bienne ou Zurich au départ de Lausanne avec retour le même jour dans l’après-midi ou en soirée était assuré par Ad Astra à l’aide d’avions Junkers F-13. La ligne postale du Jura était exploitée dans un premier temps par la société Balair dans le sens Bâle – La Chaux-de-Fonds – Lausanne le matin, et retour dans la soirée au moyen d’avions Junkers F-3. Par la suite, elle fut exploitée dans le sens inverse au départ de Genève, selon le même principe, avec des Junkers F-13.
De 1931 à 1939, ces lignes furent exploitées par la société Alpar-Berne qui utilisait des avions Fokker F-XI, Comtes AC, Monospar ST-4, Koolhoven FK-50 ou de Havilland «Dragon Rapid». Ces liaisons connurent quelques fluctuations, mais on s’efforça d’assurer les correspondances avec les grandes lignes européennes. Ainsi, dès 1933, une liaison de raccordement matinale Lausanne – Genève et retour fut mise en service pour assurer la correspondance avec Paris – Londres et Marseille – Barcelone. De 1934 à 1939, ce service fut assuré par les avions Comte AC-4 et AC-11 de la Ville de Lausanne. L’offre fut complétée en 1934 par un raccordement Bâle – Berne – Lausanne – Genève et retour.
Fin août 1939, le déclenchement de la guerre interrompit l’exploitation de ces lignes qui ne purent pas être reconduites à la fin des hostilités du fait d’un manque d’avions et d’une infrastructure totalement insuffisante.