
Les bons plans de Sandra Gaudin |

|  | On décrocherait la lune rien que pour son regard ingénu, son sourire à fossettes et son rire de cristal. Mais méfions-nous! car Sandra Gaudin est bien capable de nous «manger le cœur avec ses petites dents», comme l’évoque le titre d’une pièce qu’elle a coécrite et mise en scène en 2005 pour le théâtre de l’Arsenic. La dernière œuvre de Sandra Gaudin, comédienne dans l’âme, s’intitule «J’aime le théâtre mais je préfère la télévision». Ah bon? Ce n’est pas vrai! Sinon pourquoi avoir fondé la Cie Un Air de Rien? |
«J'aime cette ville en gradins,
face au spectacle du lac et des montagnes.» |
|  | Pour vous, Lausanne c’est On n’entre pas dans Lausanne comme on entre ailleurs. On peut y entrer par l’échangeur d’Ecublens, sur l’autoroute Genève-Lausanne, un endroit surprenant, presque surnaturel la nuit. J’ai toujours eu envie de tourner un film en ce lieu où les lignes de train sont droites et rudes. On peut aussi entrer par Lavaux, Lutry, la douceur d’une ville amie, presque un village. Et puis, on peut y entrer par la Sallaz: avec son usine d’incinération, on a l’impression d’être au milieu d’un pays perdu.
J’ai toujours pensé que, même à Lausanne, il y a des gens du sud et des gens du nord. Ceux qui grandissent au nord restent en général au nord. Moi, j’ai grandi au sud, à Montelly. J’aime cette ville construite en gradins face au spectacle du lac et des montagnes; j’aime ses côtés accidentés. D’ailleurs, c’est toujours plein de grues, j’adore ça.
Lausanne, c’est aussi les souvenirs, la Fête du Bois à Sauvabelin, la fin de Lausanne Bouge, la Dolce Vita, le Festival de la Cité. C’est surtout le moyen de vivre bien, de voir 60 compagnies de théâtre, des musiciens doués, de s’inventer une histoire dans un cadre incroyable.
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|  | Vos flâneries L’Esplanade de la Cathédrale. J’aime bien voir Lausanne de ce côté, la tour Bel-Air, les toits, le lac. C’est Lausanne sans le CHUV ni la Cathédrale, on ne reconnaît pas tout. Les jardins de l’Hermitage, Sauvabelin, la butte de Montriond. J’aime surtout découvrir de nouveaux points de vue. Il y a aussi des rues où je ne me sens pas bien. J’aime pas y passer, j’sais pas pourquoi. C’est aussi ça, Lausanne, peut-être à cause des rivières qui coulent en dessous. Parfois, j’imagine que le Flon et la Louve ne sont pas enterrés. Les soldes. J’adore flâner n’importe où en faisant les soldes.
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|  | Vos repères Repères ou repaires? Je ne suis pas très fidèle aux bars et aux restaurants. J’aime bien découvrir. Le Via Veneto. J’aime y manger à midi. C’est kitsch à souhait, on y mange très bien, il y a de petits gâteaux salés au début, sucrés à la fin. Le P’tit Bar, la Bossette, la Pomme de Pin, le Grütli, le Grotto, les Trois-Rois, le Minuit Soleil, le café de l’Hôtel de Ville… J’aime assister à des concerts aux Docks. Je trouve que cette salle a la taille idéale, que le rapport scène-salle est optimal. Et je suis attentivement la programmation du Bourg. Je viens seulement de découvrir que la Cinémathèque met des documents vraiment incroyables à la disposition du public. En plus, on y est bien reçu.
Je fréquente parfois des endroits chics. Ils me donnent l’impression que le monde s’arrête: au bar du Beau-Rivage, sur la terrasse du 1er étage ou au LP Bar. Il y a des bars qui m’intriguent mais où je ne suis jamais allée: chez Richard Durr, le Saint-Trop ou le Penalty. |
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