Au 16e siècle, les potiers italiens ont produit ce que l'on considère comme les céramiques peintes les plus fines, dans des centres renommés tels Urbino, Deruta, Casteldurante, Venise ou Faenza. La tradition reste vivace en Italie, et l'on peut suivre les développements de la majolique tardive jusqu'au 18e siècle dans les fabriques ligures d'Albisola et Savone, de Castelli ou de Bassano près de Venise. Cet ouvrage présente une histoire de la majolique tout entière centrée sur une étude des décors et de leurs transformations au cours des siècles. Le lecteur est ainsi convié à suivre le développement de cet art, qui le conduit d'une certaine horreur du vide - caractéristique de la production du 15e siècle, où se rencontrent floraisons diverses, ornements classiques, etc. - vers ce que, par opposition, l'on pourrait qualifier d'amour du vide; désormais attentif aux aspects formels, le céramiste recherche l'accord parfait entre ornementation et forme de l'objet: naissance de la vaisselle blanche, éclosion de la grotesque, accueil des décors orientaux. Un catalogue publié à l'occasion de l'exposition homonyme présentée au Musée historique de Lausanne en 1995 et au Historisches Museum Luzern, en 1997. |