
Les bons plans de Mix & Remix |

|  | En quatre coups de crayon il dessine un personnage, en douze il raconte une histoire. Mix & Remix est le dessinateur de presse le plus économe de traits, ce qui n’en fait pas le moins pertinent. Philippe Becquelin – c’est le nom inscrit sur sa carte d’identité – est né à Saint-Maurice (VS) il y a tout juste un demi-siècle. Il découvre Lausanne à l’âge de 20 ans, en y fréquentant l’Ecole des Beaux-Arts, section peinture. D’abord illustrateur pour la Dolce Vita et Couleur 3, il fait son entrée à L’Hebdo en 1987 avec trois cases en noir/blanc. Douze ans plus tard, il y devient dessinateur d’actualité et, en 1998, on lui accorde la pleine page couleurs. On le voit aussi dans l’émission Infrarouge de la Télévision suisse romande, où il dessine les affrontements en direct, ainsi que dans le Sonntagsblick. Depuis sept ou huit ans, Mix & Remix vit pleinement de son métier de dessinateur de presse.. |
| «Au total, je dois avoir escaladé et redescendu au moins 2 millions de marches et arpenté 500 km dans ma tour pour dire l’heure aux bonnes gens de Lausanne.» |
|  | Pour vous, Lausanne c’est A l’époque, comme j’arrivais de Saint-Maurice, coincé entre deux pans de montagne, Lausanne représentait pour moi l’ouverture. L’Ecole des Beaux-Arts était à l’Elysée, donnant sur un grand parc et sur le Léman. J’ai passé beaucoup de temps sous gare, à Ouchy, à faire ce que je voulais quand je voulais avec des gens partageant de mêmes visions et de semblables motivations. C’est à Lausanne que j’ai tous mes copains. Aujourd’hui, Lausanne est avant tout un grand chantier qu’on se réjouit de savoir bientôt terminé.
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|  | Vos flâneries
La Cathédrale En vérité, je ne suis pas un flâneur. Je ne vais plus dans les parcs depuis que les enfants sont grands, je ne me promène pas, je passe beaucoup de temps à la maison, sur les hauts de la ville. Je dirais que, dix ans durant, ma flânerie a consisté en 160 marches d’escalier et 40 mètres de périple. Mais quelle flânerie d’exception! De 1992 à 2001, j’ai été le guet de la Cathédrale, dans la tour Lanterne. Vue imprenable sur les toits de la ville, sur le lac et les montagnes de Savoie! Une flânerie assez physique, quand même, 240 jours par an, de 10 h du soir à 2 h du matin, avec l’escalier à dévaler et à remonter pour accueillir des groupes de touristes en mal de sensations, des soupers de boîte, des agents de voyage ou des équipes de télé. Au total, je dois avoir escaladé et redescendu au moins 2 millions de marches et arpenté 500 km dans ma tour pour dire l’heure aux bonnes gens de Lausanne.
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|  | Vos repères L’Evêché Un café-restaurant à mi-chemin entre L’Hebdo et la Cathédrale. J’y vais pour des rendez-vous professionnels. Il y a un joli jardin secret à l’arrière, avec gravier et nappes à carreaux. Le Lyrique C’est un restaurant grec dont le patron est vraiment très accueillant. Je me souviens de 2004, quand l’équipe grecque a remporté le championnat d’Europe de football: la clientèle semblait devenue folle, le patron était content que ça se termine! Le Taiyo C’est un petit japonais à la rue du Midi. Il nous a été conseillé par notre fille Louiza, graphiste et dessinatrice, qui est fan de mangas et de culture japonaise en général. Le Lausanne-Moudon Pour la qualité de l’accueil quelle que soit l’heure du jour. Et pour la qualité de leur steak tartare! |
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