
Les bons plans de Pascal Auberson
| Pascal Auberson sur la terrasse de son atelier, au Flon. Lausanne, le 11.7.2008 © LV / Johann Besse. |
|  | Chanteur, pianiste, percussionniste, guitariste, compositeur et passablement comédien, diseur aussi, en un temps où le slam n’était pas encore un mot, Pascal Auberson est un artiste complet. Mieux: un anartiste, comme l’avait qualifié un journaliste. Né en 1952 dans une famille de musiciens, il a commencé par des études de musique au Conservatoire et trouvé sa place à l’Orchestre de la Suisse romande avant de remporter le 1er prix de la chanson française au Festival de Spa. De quoi infléchir sa carrière! C’est ensuite Paris, la gloire, quelques désillusions, la participation à Piano Seven formé par François Lindemann, le Big Bang avec Jean-François Bovard et le Big Band de Lausanne, la cérémonie d’ouverture d’Expo.02. Et deux nouveaux albums: Kélomes et Le meilleur de Pascal Auberson.
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| «En un rien de temps, on passe de la neige au lac, à la mer, à l’océan… Cette proximité de la terre, à Lausanne, c’est parfois tellement beau que cela t’empêche presque de vivre.» |
|  | Pour vous, Lausanne c’est La ville où sont nés mes deux enfants. Une ville qui permet de se transférer en 10 minutes dans la nature quasi vierge des bois du Jorat, de descendre en 10 minutes au bord du lac. Je ressens une forte vibration intérieure quand j’emprunte la Petite Corniche pour descendre vers le lac. En un rien de temps, on passe de la neige au lac, à la mer, à l’océan… Cette proximité de la terre, à Lausanne, c’est parfois tellement beau que cela t’empêche presque de vivre.
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|  | Vos flâneries
L’Hermitage, Sauvabelin Depuis le Flon où je travaille, j’adore monter vers le Tunnel puis au parc de l’Hermitage et, de là, à Sauvabelin. Quand je suis en forme, je grimpe encore jusqu’au Chalet des Enfants. Je passe des heures à marcher pour assembler des mots dans ma tête, car je ne sais pas trouver des mots sans marcher. Le Flon Je suis au Flon depuis dix ans, quand on a commencé à ouvrir ce ventre de Lausanne pour mettre au jour la rivière enterrée. J’aurais préféré qu’ensuite on fasse de cet espace un jardin citoyen plutôt qu’un parking… Reste que, pendant ces travaux, j’ai voyagé sans bouger.
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|  | Vos repères Le Pur Le restaurant Le Pur évolue vers quelque chose de bien. J’y aime bien les rendez-vous de fin d’après-midi dans les grands fauteuils de la terrasse. Ils cuisinent très bien le poisson, ça nous éloigne heureusement de la croûte au fromage. L’Orchidée C’est un bistrot qui n’a l’air de rien à la rue de l’Ale. Le personnel est adorable et la soupe vietnamienne toute simple y est délicieuse. Le Cygne Un exemple d’intégration réussie. On y hume la fumée de narghilé mêlée aux effluves de vin blanc sur fond de rengaines d’Afrique du Nord. La patronne est marocaine, le patron propose une estimable cuisine de brasserie et un festival de tripes. Elikan Une délicieuse boucherie de la rue de l’Ale. Le patron est italien et il aime tchatcher. Il ne vend pas de porc mais ses brochettes d’agneau marinées sont superbes. J’adore cette rue de l’Ale qui évoque le quartier de la Goutte d’Or à Paris. |
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