Vice-championne d’Europe du 400m haies à Split en 1990, la Vaudoise a toujours défendu les couleurs de sa ville avec fierté. A 44 ans, elle demeure plus que jamais attachée à la cité lausannoise.
Elle n’a de cesse de courir Anita Protti. Retraitée des pistes depuis le milieu des années nonante, la Lausannoise n’a pas perdu de sa fougue et de sa bonne humeur. Si les 54’’25 et son record de Suisse du 400m haies tiennent toujours dix-sept ans après, la spécialiste du tour de piste avec obstacles fonce dans la vie de tous les jours, que ce soit au volant pour passer d’un rendez-vous à l’autre ou sur son vélo de spinning pour donner des cours de torture moderne à ceux qui aiment souffrir. Et cela toujours à Lausanne. Sa ville. Une ville qui l’a vu naître le 4 août 1964 et qui fut le théâtre de ses premiers exploits sportifs sous les couleurs du club de la capitale, le Lausanne-Sports.
«Ce que j’aime aussi avec Lausanne, c’est que l’on peut construire sa vie après le sport»
Une offre intéressante
Maman d’une jeune Coralie âgée de onze ans, Anita Protti ne tarit pas d’éloges sur la cité vaudoise: «C’est ma ville, une magnifique ville qui bouge bien et qui entreprend passablement de projets au niveau du sport bien-être.» Et l’ex-championne sait de quoi elle parle puisqu’elle fait partie des entraîneurs du cours de sport en entreprise proposé aux employés de la Ville: «Le concept mérite la citation. Il y a plusieurs activités une fois par semaine. J’apprécie particulièrement cela parce que c’est interactif et on peut côtoyer des gens d’horizons divers. D’ailleurs ce n’est pas franchement un secret, mais le sport réunit les gens et en tant que capitale olympique, je trouve que Lausanne offre un panel plus qu’intéressant en matière de sports.»
Un petit verre au Zinc
«Ce que j’aime aussi avec Lausanne, c’est que l’on peut construire sa vie après le sport», assène la Lausannoise. Et sa vie après la compétition, Anita Protti l’a façonnée dans le sport. Bien entendu. Avec une formation en fitness en poche, elle enseigne le spinning quatre heures par semaine dans une salle de la ville: «Cela me correspond complètement de transmettre quelque chose. Moi qui suis très carrée, j’adore distiller des conseils aux gens.»
Lorsque la Vaudoise parle de sa ville, elle met l’accent sur le côté humain: «J’ai vécu quelques temps à Zurich il y a dix ans, mais cette ville ne me correspondait pas. Tout y est trop grand, trop factice. J’étais invitée dans les fêtes branchées mais je ne m’y sentais pas franchement à l’aise. A Lausanne, l’ambiance de la cité est plus discrète, mais cela me va très bien. Et c’est vrai que l’on se souvient encore un peu de moi, surtout les anciens en fait. Mes endroits de prédilection? Je ne suis pas une grande fêtarde mais j’apprécie le bar appelé le Verre à pied près de Manor. Et si je dois citer le nom d’une boîte, je dirai le Zinc sur Saint-François. Plutôt des endroits pour les vieux en fait. (rires)»