
Les enjeux territoriaux et de mobilité
La réalisation d’un stade de football des Prés-de-Vidy se trouve justifié par la nécessité de disposer d’un grand territoire dans le secteur de la Pontaise pour réaliser un quartier écologique. Avec l’installation des stades au nord, c’est plus du quart de sa surface qui serait soustraite au quartier, limitant ainsi les possibilités de financement des équipements (transports publics, écoles, zones de loisirs, etc.). Les effets de la présence d’un stade peuvent être aussi lourds pour un quartier. C’est particulièrement vrai pour un stade de football où la fréquence des manifestations est importante. L’emprise d’un stade peut aussi se révéler pénalisante sur la vie du quartier. Réalisant une coupure dans le tissu urbain, elle sépare les habitants, les éloigne des activités et des équipements de la vie quotidienne. Un tram à l’horizon 2018Au chapitre des transports publics, Métamorphose repose sur la mise en place, à l’horizon 2018, d’un axe fort tram entre le centre-ville et l’écoquartier. Intégré au PALM, le réseau d’axes forts a été approuvé sur le principe par la Confédération, qui pourrait subventionner sa réalisation pour une part importante (en principe 40%). Si le tracé est encore en voie de définition, la destination finale de la ligne est approuvée, avec desserte de l’écoquartier et terminus à la Blécherette. L’augmentation du nombre d’habitants et d’emplois desservis par le futur tram est une condition essentielle à sa réalisation. Un tel investissement ne serait en effet plus forcément justifié s’il s’agissait de desservir des usagers moins nombreux. Un territoire à vitaliserLe projet Métamorphose offre aussi une opportunité exceptionnelle de vitaliser, au nord, tout le territoire compris entre le carrefour de la Blécherette et les anciennes casernes (BAP). La conception de ces espaces publics ne répond en effet plus aux attentes actuelles. Les deux axes importants desservant ce territoire (avenue des Plaines-du-Loup et avenue du Grey) ont et garderont leur vocation de liaison entre l’arrière pays, les jonctions autoroutières du Châtelard (existantes) et du Solitaire (futures) et le centre de la Ville. Ils demeurent le squelette de desserte des quartiers à restructurer mais devront évoluer et prendre en compte leur nouvelle vocation d’espaces à partager entre les anciens et les nouveaux quartiers. L’arrivée d’un axe fort de transport contribuera à cette mutation. Le vaste espace occupé par des terrains de sports n’a jamais pu créer de lien entre ces territoires, la réalisation du nouveau quartier, avec ses habitants, ses équipements, ses espaces verts, rues et places, permettra d’établir un pont entre les actuelles zones habitées. La situation stratégique des terrains en cause et les enjeux fonciers qui en découlent conduisent à faire des choix, puisqu’une constante fondamentale de la gestion du territoire est le fait que tout projet quel qu’il soit oblige à faire évoluer un état existant. La démolition du stade de la Pontaise n’est pas un geste anodin, comme ne l’est pas non plus la suppression des terrains de football des Plaines-du-Loup. Choisir d’investir dans un projet novateur plutôt que pour son maintien est le résultat d’une pesée d’intérêts intégrant plusieurs paramètres. La valeur patrimoniale de ce bâtiment, reconnue dans l’étude du Professeur Franz Graf mandaté par la Ville, n’est qu’une composante de l’équation. Comme il l’écrit lui-même dans ses recommandations, son étude «ne concerne que la connaissance et l’évolution du cadre bâti. Elle doit être complétée avec une étude du diagnostic matériel et normatif des pratiques sportives qui s’y déroulent. La synthèse de ces trois études établie, il faudra alors la confronter aux projets d’avenir que la Ville de Lausanne mène dans le cadre du projet Métamorphose». C’est ce qu’a fait la Municipalité et qui lui permet de présenter une nouvelle proposition. 
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