UNE NOUVELLE MOBILITÉ DANS UNE VILLE EN MOUVEMENT
A Lausanne on attend près de 6'000 nouveaux habitants dans les années à venir. Cela signifie la création de milliers d’emplois, un besoin accru en logement et la création d’infrastructures de transports adaptées. Le succès du m2, démontre qu’il est utile de disposer de transports publics performants.
La poursuite du développement des axes forts a été proposée à la Confédération en vue d’en obtenir une part importante de financement sans lequel le projet n’est pas faisable. En 2007, les études de planification ont débuté. Il s’agissait de décider d’un tracé et de savoir quel type de transport répondait le mieux au besoin de la ville. Le premier tronçon retenu est Renens-Flon, les suivants seront Renens – Croix-du-Péage et Flon – Blécherette.
En ce qui concerne spécifiquement le programme Métamorphose, deux variantes sont étudiées pour la liaison par tram entre la place de l’Europe et la Blécherette. La première passe par la rue Centrale et monte par la rue Saint-Martin jusqu’à la Borde. Si cette option est choisie, le tram (m3) sera essentiellement en surface. Le second tracé propose de passer depuis la place de l’Europe en souterrain via Beaulieu et les Plaines-du-Loup, avec un tunnel entre la place de l’Europe et les Plaines-du-Loup. Les deux variantes doivent encore être examinées en vue de procéder à un choix définitif, à fin 2009. En 2008, la Confédération a étudié les projets et en a fait une bonne évaluation. Elle a retenu en liste A, c’est-à-dire les mesures qui seront réalisées entre 2011 et 2014, le programme tram FLON-RENENS avec la promesse de le subventionner à hauteur de 40%. En liste B, c’est-à-dire ce qui sera construit entre 2015 et 2018, le tracé FLON-BLÉCHERETTE, selon l’une ou l’autre variante, toujours avec un subventionnement de 40%.
Le tram un transport d’avenir…A Lausanne, les derniers tramways ont cessé de fonctionner en 1964. On pensait alors ne plus jamais y avoir recours. Pour tous, c’était la fin de ce type de transport, celui du passé. Dès les années 1970, naît en Europe une prise de conscience sur les conséquences d'une politique du tout automobile. Les rues des villes sont embouteillées et les problèmes de stationnement sont de plus en plus insolubles. La pollution est de plus en plus présente. C’est ainsi que dans plusieurs villes du Vieux Continent l’idée du retour du tramway électrique commence à faire son chemin.
Le tram, un transport du futur, rapide et non polluant
Le tram est un transport fiable en termes d’horaire et de vitesse commerciale. Pour les usagers, son attractivité est due à sa rapidité (50 km/h) et à sa ponctualité en premier lieu. Il est aménagé «en site propre» c’est-à-dire qu’il a sa propre voie et qu’il assure un trafic régulier. En surface, il permet de réaliser des stations proches et de recomposer l’espace public. De plus – et cette notion est loin d’être négligeable puis qu’elle correspond à l’un des fondements du projet Métamorphose – le tramway électrique va de pair avec la notion d’énergie durable. Sans émissions de gaz, contrairement aux voitures dont il prend la place, c’est une alternative à la hausse du pétrole. Il attire de plus en plus de villes, souvent d’ailleurs celles qui s’en étaient débarrassé dans le passé!
Un quartier et un tram!La volonté des autorités de faciliter la vie des lausannois avec des transports publics de plus en plus performants et adaptés à leurs besoins ne peut se faire que dans le cas d’une densité accrue d’habitants et d’emplois dans le Nord. Sans Métamorphose et son écoquartier de près de 3’000 logements, le tracé place de l’Europe – Blécherette ne verra pas le jour, car la Confédération ne verrait plus l’utilité de subventionner le projet, desservant une zone insuffisamment dense. Faute d’habitants, d’employés et de sportifs pas de tram! Newsletter 2 publiée le 3 août 2009 |