Au début des années nonante, Cédric Monod formait avec sa sœur Leslie le meilleur couple du patinage suisse. Aujourd’hui professeur au gymnase Auguste-Piccard, Cédric Monod éprouve toujours le même plaisir à arpenter cette ville qui l’a vu naître.
Lorsque l’on demande à Cédric Monod où se retrouver pour évoquer la ville de Lausanne, l’ancien patineur ne tergiverse pas bien longtemps. «Au parc de Milan, près du Jardin Botanique, répond-il presque instantanément avant d’argumenter son choix. J’ai pratiquement toujours habité dans ce quartier, c’est là que j’ai appris à faire du vélo, je viens souvent bouquiner, cet endroit m’apaise.» A 35 ans, Cédric Monod a tourné le dos à sa carrière de sportif d’élite pour embrasser celle, plus sacerdotale, de professeur de géographie et d’éducation physique au gymnase Auguste Piccard. Une façon de rester proche du milieu sportif. «Courir au bord de ce lac relève du besoin. J’ai besoin de cette vue sur la France. C’est comme sur la butte dans le parc de Milan, j’aime le contraste entre la montagne et le lac, j’aime voir le Grammont lorsque je promène mon regard vers la gauche.»
«J’adore voyager et visiter d’autres environnements, mais je sais qu’il me faut mes repères. Lausanne, c’est ma ville.»
Des repères
Père depuis peu d’un petit Ulysse, Cédric Monod avoue que plus jeune, il s’était dit qu’il ne quitterait jamais Lausanne: «Et pourtant j’adore voyager et visiter d’autres environnements, mais je sais qu’il me faut mes repères. Lausanne, c’est ma ville. Le cimetière du Bois de Vaux, le lac de Sauvabelin gelé l’hiver et les parties de hockey, les bougies sur l’esplanade de la Riponne, les soirées passées sur les terrains de beach-volley à Vidy avec les phares des voitures comme projecteurs, les matches du LHC, les montées de ville à la course avec mon frère, voilà ce que représente Lausanne. Et puis je n’oublie pas non plus que quand je pratiquais le patinage, la Ville nous avait soutenus dès le début.» Sur les transats de l’esplanade du parc de Milan, Cédric Monod ne se lasse pas de contempler cet horizon qui donne envie de s’évader ou de bronzer lorsque le temps le permet. «J’adore, parce que même s’il y a deux transats côte à côte, les gens n’osent pas se mettre près d’un inconnu par peur de déranger.»
Grancy et Montchoisi
Très affable, Cédric Monod souligne au passage l’arrivée bénéfique du M2: «Ce métro a changé une partie de mes habitudes. J’ai l’impression d’être proche de tout, proche du centre. Moi qui ne suis pas un accro du shopping sur Lausanne, je me suis surpris à aller plus d’une fois faire des emplettes en ville.» Plus sportif que fêtard, Cédric Monod n’est pas un oiseau de nuit qui passe son temps au MAD: «Je suis allé quelques fois pour les soirées mousse, mais ce n’est vraiment pas mon truc. Je préfère l’ambiance du Café de Grancy ou du Bar-Tabac où la clientèle me correspond davantage.» Et Montchoisi? «Un autre lieu que j’apprécie énormément et qui change d’âme en été et en hiver. Tout le monde se connaît, j’y sens une vraie ambiance de quartier. Et chose qui ne gâte rien, on y mange les meilleurs bacalhau de Lausanne.»