Sécurité sociale et environnement
Sécurité publique et sports
Enfance, jeunesse et éducation
Politique communale en matière de drogue
Réponse au postulat Françoise Longchamp et consorts «Pour une réorganisation du dispositif lausannois de prise en charge de la population toxicomane et marginalisée» et réponse au postulat Stéphane Michel «pour une prise en charge nocturne adéquate des personnes indigentes»
Réponse à la pétition «Pas de bistrot social à César-Roux»
Objet du préavis
Le présent rapport-préavis remplace le préavis 2009/3 Amélioration du dispositif toxicomanie à Lausanne, retiré par la Municipalité en décembre 2009. Il renseigne le Conseil communal sur la récente révision de la Loi fédérale sur les stupéfiants et sur les politiques fédérale et cantonale en matière de drogue qui s’inscrivent désormais dans le cadre de cette révision. Il rappelle les principes directeurs de la politique sociale communale, applicables également au domaine des dépendances, et propose des objectifs actualisés de la politique communale en matière de drogue. Répondant - à la lumière de ces principes et objectifs - aux postulats cités en titre, il annonce également un premier train de mesures concrètes tendant à améliorer le dispositif actuel. Enfin, il répond à la pétition «Pas de bistrot social à César-Roux».
Pour l’essentiel, la Municipalité souhaite maintenir l’effort de réduction des risques liés à la consommation de stupéfiants, proposer aux personnes dépendantes un processus d’autonomisation et d’insertion, et prendre de nouvelles dispositions tendant à réduire les risques liés aux «scènes» de la drogue. De manière générale elle entend promouvoir une meilleure perméabilité entre «réduction des risques» et «thérapie».
Les principales mesures envisagées sont le développement de l’appui socio-éducatif et des programmes d’activités adaptés à la situation particulière des personnes dépendantes de stupéfiants (notamment avec l’extension de l’horaire d’ouverture du Passage), l’amélioration de la collaboration interinstitutionnelle et interprofessionnelle à travers la création de plateformes thématiques, une expérience pilote de bistrot social de deux ans sous le contrôle d’une commission scientifique et éthique, le remplacement des automates à seringues, un renforcement de la présence policière à la place de la Riponne, l’intensification de la lutte contre le trafic de stupéfiants ainsi que la création de nouvelles instances de pilotage stratégique et opérationnel de la politique communale en matière de drogue.