
Communiquédu 25.08.2010
Pierre-Alain Raemy prendra la tête du corps de policeLa Municipalité de Lausanne a nommé le lieutenant-colonel Pierre-Alain Raemy comme nouveau commandant du corps de police de Lausanne. Actuellement commandant remplaçant et chef de l’état-major, il succèdera au colonel Gérald Hagenlocher le 1er mai 2011. Né en 1960, marié et père de deux filles, Pierre-Alain Raemy possède une vaste expérience du monde policier et une très bonne connaissance de la ville de Lausanne et de son administration. Titulaire d’une licence en sciences économiques, d’un diplôme post-grade en administration publique de l’Université de Lausanne et d’une maîtrise en philosophie (éthique appliquée) de l’Université de Sherbrooke (Canada), il a été engagé au corps de police comme officier en 1985. Après un stage de plusieurs mois à la police judiciaire, il a dirigé une section de Police-secours jusqu’en 1988, moment auquel il a rejoint l’état-major du corps de police. De 1991 à 1998, il a dirigé la subdivision «informatique et télécommunications». Il est commandant remplaçant depuis 1997 et chef de l’état-major depuis 1998. En 25 ans de carrière, le futur commandant, par ailleurs au bénéfice d’une formation d’officier d’armée, a acquis une grande connaissance du monde policier tant au niveau technique, opérationnel que stratégique. Doté d’un sens développé de l’écoute, du dialogue et des relations humaines en général, il a su acquérir la confiance tant de ses subordonnés que de ses supérieurs. Loyal, fiable, exigeant vis-à-vis de lui-même et des autres, Pierre-Alain Raemy est à l’origine de deux projets essentiels qu’il a gérés en vue de la modernisation du corps de police, soit l’informatisation globale du corps de police et le développement de l’éthique, dont la démarche a été récompensée par des prix, tant au niveau national qu’international. Dans ce domaine novateur, la police municipale dispose dorénavant de tous les instruments – commissions d’éthique et de déontologie, charte des valeurs et code déontologique, formations diverses – pour améliorer les prestations du plus grand service de l’administration lausannoise (580 collaborateurs/trices, dont 430 policiers/ères). Doté d’un véritable sens du service public, ainsi que d’une solide expérience en matière de leadership et de management, il sait marier consensus et prise de décision. Il dispose donc des qualités humaines et techniques pour exercer cette nouvelle fonction exigeante et exposée. Le 1er mai 2011, Pierre-Alain Raemy succédera, avec le grade de colonel, au commandant Gérald Hagenlocher, qui a fait valoir ses droits à la retraite et quittera ses fonctions le 30 avril 2011. Entré au corps de police le 1er janvier 1978 en qualité de lieutenant, Gérald Hagenlocher a d’abord assuré le commandement d’une section de Police-secours, avant d’être désigné adjoint du commandant de police d’alors (1982). S’étant vu confier, à partir du 1er février 1984, la responsabilité de l’office de contrôle du stationnement et des postes de quartier, il a été appelé à assumer, parallèlement, dès le 1er novembre 1984, la tâche de remplaçant du commandant et, chef de la police judiciaire, de 1993 à 1994. Doté d’une autorité naturelle, Gérald Hagenlocher a dirigé le corps de police avec rigueur, mais aussi avec bienveillance. Homme de dialogue, il a su, en s’assurant les partenariats nécessaires, concevoir et mettre en œuvre des réformes indispensables. Au centre de l’élaboration et de la mise en pratique du concept de police de proximité, il a également été à l’origine de la prise en compte de la dimension éthique dans les pratiques du corps de police. Grâce à ces deux concepts, la police s’est rapprochée de la population. Absolument convaincu de la place centrale que la formation occupe dans un métier aussi particulier que celui de policier, Gérald Hagenlocher a sans cesse œuvré pour assurer l’amélioration constante de la qualité de celle-ci. A ce titre, il a donné de nombreux cours à l’Institut suisse de police et a dirigé l’Ecole des polices municipales vaudoises. Suite au grave accident chimique survenu à la gare de Lausanne en 1994, il a développé un nouveau plan d’intervention en cas de catastrophe, le plan DIAM (directives en cas d’accidents majeurs). Il a également été à l’origine du nouveau statut des policiers/ères, récemment accepté par la Municipalité et le Conseil communal. Ce statut améliore non seulement les conditions de travail mais revalorise aussi le métier même de policier. Il laisse à son successeur un service apte à répondre aux besoins actuels et capable d’adaptation rapide dans un monde en perpétuelle évolution.
La direction de la sécurité publique et des sports
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