|  | A vingt ans, elle aime batifoler dans l’eau. Détentrice des records de Suisse du 50m papillon en grand bassin et du 100m papillon en petit bassin, la Lausannoise a appris à aimer sa ville. Papillon ou dauphin, c’est selon. Pour Laetitia Perez, la terminologie importe peu. A vingt ans, la Lausannoise maîtrise la plus spectaculaire des nages. Cette maîtrise lui a valu de nombreuses médailles au niveau national. De nombreuses car Laetitia est incapable de se souvenir du chiffre exact. «La première, c’était en 2005 à Lausanne pour les championnats de Suisse, lance-t-elle. J’avais fait deux fois deuxième sur le 50 et le 100m dos.» 2005, c’est aussi l’année d’un changement dans la carrière de la jeune femme. «C’est le départ au centre national de Macolin. J’y suis resté deux ans, de quinze à dix-sept ans. Une sorte de déclic. Je travaillais avec Gennadi Touretski, l’ancien entraîneur du champion olympique Aleksandr Popov. Il a à son actif 48 records du monde. Il y avait également François Willen, l’assistant de Touretski avec qui je m’entendais bien. Au moment où le centre a été déplacé au Tessin, j’ai suivi François.» Lorsqu’elle rejoint Macolin, les jeunes nageurs sont préparés pour les Jeux de Pékin. «J’étais malade le jour des qualifications. Les Jeux, je les ai regardés à la télévision.» Alors que de nombreux sportifs auraient pu broyer du noir de ne pas avoir pu prendre part au plus grand événement sportif, Laetitia Perez relativise: «Petite, mon rêve c’était de participer aux Championnats du monde. Mon frère Adrien voulait aller aux Jeux. Il a pu participer au relais à Pékin. Il a vécu son rêve.» Un an plus tard, c’est au tour de Laetitia de se retrouver sur les plots d’une grande manifestation internationale. «J’ai participé aux Championnats du monde l’été passé à Rome, se souvient-elle. C’était le premier dimanche. Premier jour, première course. On est tout de suite dans le bain. Pour ma deuxième course, le 50m papillon, j’ai stressé. Il y avait du soleil, cela faisait un contraste avec le côté sombre de la chambre d’appel. Les autres étaient calmes, je n’ai pas pu apprécier correctement le moment.»
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