Capitaine du LHC, Florian Conz est de retour à Lausanne après quatre ans passés à défendre les couleurs de Genève-Servette en LNA. Avant ce break dans la cité de Calvin, le Jurassien avait passé quatre ans dans la ville olympique.
Précisons-le d’emblée, Florian Conz n’est pas un Lausannois pur sucre. C’est ce que l’expression aime appeler un Lausannois d’adoption. Et dans ce cas, l’adoption s’est faite sans problème. Lorsque le Jurassien quitte son Ajoie natale et le village de Fontenay à 18 ans et qu’il débarque à Malley, le choc n’est pas simple à digérer. «J’étais tout seul, raconte-t-il. J’habitais avec Gerd Zenhaüsern. C’est rigolo de le retrouver aujourd’hui dans l’équipe. (ndlr: le Valaisan est l’assistant de l’entraîneur John van Boxmeer) J’étais content de vivre cette nouvelle expérience, de découvrir la vie tout seul. Et mes parents étaient heureux de venir me voir.»
«Je peux rester toute ma vie ici.»
Les plaques vaudoises
Deuxième pointeur du club avec quatorze points en douze matches, Florian Conz est un leader naturel dans le vestiaire du LHC. Ses quatre ans passés dans la catégorie de jeu supérieure lui ont permis d’acquérir une maturité bienvenue au moment où le LHC affrontera des adversaires extrêmement combatifs au printemps. «Je me suis senti à l’aise tout de suite, appuie-t-il. J’avais pas mal d’a priori en débarquant ici, le genre de choses que l’on raconte sur les villes de Suisse romande. Mais les gens ont été particulièrement accueillants, ce qui fait que je m’y suis plu immédiatement. La différence avec Genève? Comme Lausanne est une ville un peu plus petite, je me sens moins perdu. L’environnement est plus familial. Il y a de la vie sans que cela devienne la gabegie.» Marié depuis l’an dernier, Florian Conz apprécie sa vie ici: «Le mariage s’est fait à Lausanne et nous avons les plaques vaudoises et ça c’est un sacré pas pour un Jurassien (rires).»
Fouiller sur Internet
Après avoir connu la vie au centre-ville, le capitaine du LHC a déménagé à Préverenges puis à St. Prex avant de revenir au Mont-sur-Lausanne. «Pour me rendre à Malley, je passe par la route qui va des hauts de Lausanne près de la Blécherette jusqu’à Prilly. Quand il fait beau, la vue est absolument magnifique, on voit le lac et les montagnes et je me dis que j’ai de la chance d’aller travailler. Je vais aussi volontiers à Sauvabelin ou au bord du lac pour faire une promenade.»
Alors que plusieurs de ses coéquipiers aiment volontiers aller boire un verre au Darling sur la place St. François, le Jurassien n’a pas de lieu attitré: «J’aime bien le Great Escape à la Riponne, l’ambiance y est décontractée et c’est sympa de regarder un match. Mais j’aime surtout changer d’endroit et essayer de nouveaux coins en fouillant sur Internet. J’apprécie par exemple les terrasses du Flon pendant l’été. C’est convivial et comme la ville n’est pas immense, on rencontre souvent des gens qu’on connaît.»
Adopté depuis longtemps par le public, Florian Conz n’a plus qu’une seule chose à accomplir pour entrer à jamais dans le cœur des Lausannois: inscrire le but offrant la LNA au LHC.