Ecoles

Un été de constructions «exceptionnel»

Cet été, 23 nouvelles classes d’école ont été créées à Lausanne, faisant suite à la mise en service des 12 classes du nouvel établissement de Riant-Pré. Tour d’horizon des chantiers en compagnie de Franco Vionnet, chef du domaine infrastructures et bâtiments au Service des écoles et du parascolaire.

«La quantité de travaux engagés cette année est assez exceptionnelle», souligne Franco Vionnet. «Nous devons nous adapter à la démographie, qui verra d’ici 2030 le nombre d’élèves à Lausanne augmenter de 20%. On voit émerger de nouveaux quartiers, il faut donc agrandir les écoles qui existent ou en créer de nouvelles. Par exemple au quartier des Fiches ou à l’écoquartier des Plaines-du-Loup, où s’est ouvert cet été le chantier d’un premier collège qui sera disponible à l’automne 2023.»

Le temps de «gestation» pour concrétiser des nouvelles constructions varie de six à dix ans. Les projections des effectifs et des besoins doivent donc être constamment adaptées, et il n’est pas toujours facile de prévoir de quelle manière la population va se répartir d’un quartier à un autre.

Cet été, 16 nouvelles classes ont été bâties à l’établissement primaire et secondaire (EPS) de Béthusy, par l’extension d’un bâtiment existant; cinq au collège des Eglantines (ainsi qu’un APEMS pour l’accueil parascolaire); deux aux Boveresses. A cela s’ajoutent d’autres chantiers en cours, à l’EPS du Belvédère, à Saint-Roch. Sans oublier d’autres rénovations prévues aux collèges de Montoie et de la Barre, ou encore les rénovations et adaptations de classes existantes réalisées pendant les vacances scolaires, avec une équipe de cinq gérants techniques.

Des exigences nouvelles

La charge de travail, concède-t-il, est «importante». La construction de salles de classe évolue, notamment avec le remplacement du tableau noir par un écran interactif. Il faut prévoir une multiplicité d’espaces de dégagement pour y appliquer des pédagogies «plus intégratives, avec une flexibilité du mobilier». De plus, depuis des années, et sans avoir attendu le Plan climat adopté par la Municipalité, des crédits cadres ont été engagés pour une meilleure efficience énergétique du patrimoine scolaire.

De Saint-Roch à Saint-Roch

Quand Franco Vionnet a été engagé à la Ville il y a 21 ans, c’était déjà… dans la perspective de rénover le collège de Saint-Roch. Le projet avait dû être repoussé en raison d’autres priorités. Auparavant, il avait eu l’occasion de réaliser des constructions scolaires pour des bureaux d’architectes à Lausanne et à Nyon, ville où il a grandi. Par intérêt pour le patrimoine, il avait aussi publié une étude sur les fontaines de Nyon. La création d’une section bâtiments au sein du service des écoles a motivé son choix, à l’époque, d’entrer dans l’administration communale. Avec la perspective de se mettre au service de quelque 15'000 personnes qui participent à la vie scolaire lausannoise.

Tous les projets menés, dit-il comme si c’était l’évidence, l’ont passionné. Ce qu’il aime particulièrement dans ce travail de planification et de supervision, c’est «la recherche de solutions et d’innovations». Le programme scolaire est très varié. Il inclut la réalisation de salles de gymnastique ou de spectacles, de cuisines, de laboratoires de sciences, de logements pour les concierges, de lieux de consultations en psychologie, ou de préventions santé et d’accueil de jour.

A deux ans de la retraite, qu’il emploiera sans doute encore à explorer divers pays à vélo, et à traduire ses impressions de voyage par ses peintures et photos, il se réjouit d’achever quelques projets lancés depuis des années… dont, enfin, la rénovation de Saint-Roch.

AM