Portrait

Coordinatrice du «slow» dans les bibliothèques

«Soyons slow!», c’est la thématique que les bibliothèques de la Ville ont choisi pour leur programme d’animations en 2022. Rencontre avec la médiatrice culturelle du service, Marylène Chevallay.

© Mathile Imesch - Ville de Lausanne

Marylène Chevallay organise les animations dans les bibliothèques communales.

«Nous cherchions une thématique légère, mais en rapport avec le contexte, explique-t-elle. Depuis deux ans, nous avons sans cesse des ruptures de rythme. Ouvertures, fermetures, présentiel, distanciel, nous devons sans cesse nous adapter. Le slow (lent) est un phénomène de société ces dernières années, qui permet à la fois de la réflexion et du ludique.»

Ce printemps, les six bibliothèques vont donc proposer des ateliers, conférences et autres animations autour du slow. Leurs titres peuvent paraitre énigmatiques, d’Upcyclez votre dressing! à un atelier Bee wrap et tawashi… «C’est pour intriguer, éveiller la curiosité, sourit Marylène Chevallay. Les activités de recyclage sont très demandées. Beaucoup de personnes s’interrogent sur la surconsommation et sont en demande d’astuces: que faire de vieux tee-shirts ou de chaussettes orphelines.»

Nous voici bien loin du livre… «Les bibliothèques ne sont pas là que pour faire lire! Ce sont aussi des lieux de sociabilisation et de formation, on y apprend comment retrouver un emploi, se loger, s’intégrer, trouver des associations, etc.» Il ne serait cependant pas juste de dire que Marylène Chevallay s’occupe de tout ce qui n’est pas livres (ou autres supports en prêt, CD, DVD, etc.): le programme culturel inclut aussi des clubs de lecture et des ateliers d’écriture.

Un métier créatif
Engagée à la Ville en 2018 après avoir exercé le même métier dans d’autres institutions publiques, elle évoque avec enthousiasme la diversité des publics et des quartiers lausannois. Elle ne cesse de chercher et de tester de nouvelles propositions, certaines provoquent des listes d’attente, d’autres «ne trouvent pas forcément leur public». La créativité, c’est pour elle «le point fort de ce métier». Ainsi que les rencontres très diverses que suscitent tous ces projets: artistes, psychologues, ingénieurs...

Elle reconnait volontiers des frustrations, pour tout ce qui a dû être annulé ces deux dernières années. Mais les bibliothèques sont des lieux vivants, en mouvement, et il y a «encore tant à venir!»

AM