Portrait

L’architecte des infrastructures sportives

Depuis 12 ans, Robert Mohr s’occupe des grandes et moins grandes installations sportives à Lausanne. Entre Tuilière et Coubertin, il n’y a jamais eu autant à faire. Mais ce passionné de sport se dit «content tous les matins d’aller au travail.»

© Mathilde Imesch – Ville de Lausanne

Robert Mohr, un passionné de sport.

Entré au Service de l’architecture de la Ville en 1993, il y a géré «de jolis mandats», du domaine viticole à la construction de la Tour de Sauvabelin. Quand l’opportunité s’est présentée en 2009, il a rejoint le Service de sports en tant qu’adjoint au chef de service.

Le parc sportif est important à Lausanne, souligne-t-il, «nous sommes impliqués dans beaucoup de choses, sans arrêt, du plan d’eau du ski nautique aux rampes de skate.» Mais ces dernières années, les grands chantiers se sont multipliés, notamment avec l’évolution du plateau de la Blécherette.

La longue aventure de la Tuilière
Dans ce cadre, il a en particulier dû gérer, avec le service d’architecture, la construction du nouveau stade de la Tuilière. «Une aventure à la fois longue et prenante» jusqu’à l’inauguration en 2020. Il a notamment fallu adapter le projet en chemin, en raison du changement de propriétaire du Football Club Lausanne-Sport, et faire face à la pandémie. Ce fut un «soulagement d’arriver au bout», c’est un plaisir maintenant d’aller voir des matchs et d’avoir «des retours très satisfaits», même si «on corrige encore de petits défauts».

Il y a trois types de chantiers. Ceux qu’il pilote avec son équipe, ceux qu’il accompagne en tant que maître d’ouvrage, et ceux qui sont confiés à des mandataires. «Nous faisons parfois des dossiers d’enquête et dessinons un peu, mais en général ce sont des prestations de direction de chantier.»

A la piscine de Montchoisi, les travaux de rénovation vont peu l’occuper. «On remplace le système de traitement de l’eau et les conduites qui passent sous la piscine ou les plages. C’est un système caché du public, mais indispensable pour assurer une baignade de qualité.»

Transition énergétique
A 60 ans, on ne le sent pas se réjouir de l’approche de la retraite. Skieur, organisateur d’un camp d’été pour les jeunes sportifs, président du Team Riviera-Chablais, son bonheur est de baigner dans le sport. «Et nous avons de jolis projets en devenir, comme les tennis qui doivent se déplacer aux Plaines-du-Loup ou la patinoire de la Pontaise qui doit être relocalisée. Sans oublier la transition énergétique, sur laquelle nous travaillons aussi. Nous menons des réflexions sur l’ensemble de nos infrastructures pour diminuer leur consommation ainsi que les déperditions énergétiques. Ce sera le cas, notamment, dans le cadre des travaux de Montchoisi.»

AM