Sécurité

Une plongée en eau froide

Les 15 aspirants et aspirantes de l’Académie latine des sapeurs-pompiers (ALSP) se sont jetés dans l’eau froide du lac Léman, à l’occasion de la formation aquatique. Les buts principaux: connaître leurs propres limites physiques, être capable d’identifier et apprécier les risques lors d’un sauvetage en eau froide, adopter une réaction correcte dans une situation d’urgence.

Pour ce faire, les futurs soldats du feu professionnels ont effectué plusieurs exercices de nage libre, d’approche d’une victime sur 40 mètres avec retour en prise de sauvetage, ou encore apnée horizontale et verticale à quatre mètres, le tout dans une eau proche des 6°C. Interview de Jan Fivaz, aspirant lausannois.

Comment avez-vous vécu cette expérience?
C’était une première très enrichissante. Emotionnellement, on passe de la motivation lors du briefing, à l’appréhension une fois au bord de l’eau. En voyant les premiers collègues s’élancer, on s’imagine la souffrance. Une fois fait, c’est un vrai soulagement et de la fierté.

Que retenez-vous de cette formation?
L’esprit d’équipe. On se soutient, on s’entraide, on réchauffe nos camarades à la sortie de l’eau. C’est important de développer ceci, car en tant que sapeur-pompier, nous intervenons toujours en équipe. A titre personnel, j’ai appris beaucoup sur moi-même et le choc de l’eau froide sur mon organisme. Le mental joue un grand rôle.

M. Gandillon