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Bien choisir son vélo électrique

Idéal pour affronter les pentes lausannoises, le vélo électrique cumule tous les avantages: silencieux, non polluant, maniable… Comment bien le choisir? Tour d’horizon des éléments à prendre en compte avant de s’élancer sur les routes.

Au-delà de l’assistance, le vélo électrique est avant tout un vélo, qui se compose d’un guidon avec cadre en métal (qui doit être robuste), deux roues, des freins et un système de vitesses. Prêtez une attention particulière aux freins qui assureront votre sécurité dans les descentes. Pour que vos déplacements restent confortables, choisissez un vélo de qualité dans un commerce local qui pourra vous assurer le service après-vente. D’autant plus que c’est un prérequis indispensable pour obtenir la subvention (voir question info cité en p.2).

Avec ou sans permis?

Les vélos électriques à 25 km/h (dits «lents») ont une puissance maximum de 500 watts. On peut les conduire dès 16 ans sans permis ou dès 14 ans avec un permis de catégorie M (cyclomoteurs). Depuis le 1er avril de cette année, l’éclairage est obligatoire aussi de jour. Le casque est exigé pour les enfants jusqu’à 16 ans, puis ensuite vivement recommandé. Pour les vélos électriques à 45 km/h (dits «rapides»), le casque, le rétroviseur, l’éclairage et l’immatriculation, ainsi qu’un permis M dès 16 ans, sont obligatoires. Ces cyclistes doivent respecter les restrictions de vitesse dans les zones 20 et 30. Dès 2024, un compteur de vitesse sera aussi demandé.

Un moteur bien placé

Pour des sensations proches du vélo classique, privilégiez un moteur situé dans le pédalier avec un couple moteur d’au moins 28 newton-mètres (Nm) ou plus (max 85 Nm) pour bien monter les côtes. Le moteur dans la roue avant ou arrière est meilleur marché mais moins agréable.

Un tableau de bord performant

Sur le guidon, la console de commande permet de sélectionner le mode d’assistance et indique le niveau de charge de la batterie. Choisissez-en une amovible et ne la laissez pas sur votre vélo. Vous pouvez vous faire expliquer les différents modes en magasin.

Vitesses intégrées ou par dérailleur

Pour rouler en ville, préférez un système de vitesses intégré, très pratique pour changer les vitesses à l’arrêt et plus facile à l’entretien. Le changement de vitesse par dérailleur se fait quant à lui en pédalant, ce qui est aussi pratique car il n’y pas besoin de ralentir.

Une batterie de bonne qualité

La batterie est évidemment cruciale sur un vélo électrique. Sur les engins bon marché, c’est d’ailleurs souvent le point faible. Dans tous les cas, évitez une batterie au plomb, d’une durée de vie un peu trop courte et impossible à recycler. La technologie du lithium-ion offre le plus d’avantages (durée de vie, recharge, poids). Sa capacité doit être d’une tension d’au moins 36 volts (V) pour s’épargner dans les côtes et 8 ampères-heure (Ah) pour rouler assez longtemps.

Pour qu’elle dure entre cinq et huit ans, évitez de laisser votre batterie dehors en toute saison, car elle n’aime ni le chaud, ni le froid. Si vous ne roulez pas pendant plusieurs mois, rechargez-la au moins une fois par mois. En général, elle perd environ 10% de capacité par an. Après quelques années, vous donnerez une nouvelle jeunesse à votre vélo en remplaçant simplement votre batterie par une neuve (avec le soutien d’équiwatt). Elle sera bien évidemment remise au magasin qui a l’obligation de la reprendre pour le recyclage.

FA

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