Patrimoine

Beaulieu s’apprête à retrouver son lustre d’antan

Comme le reste de la salle, le plafond du plus grand théâtre de Suisse est en rénovation. Un emplacement a été spécialement imaginé pour le lustre qui trône au centre depuis son ouverture en 1954. Actuellement en restauration, celui-ci devrait bientôt retrouver sa place.

© Fehlmann architectes

La salle de spectacle telle que le public pourra la découvrir dès septembre.

Rénover complètement une salle de spectacle est l’occasion rêvée de réfléchir et d’essayer de satisfaire les besoins d’un maximum de monde: le public, les artistes mais aussi le personnel technique. Et, pour ce dernier, avoir un énorme lustre en son centre n’est pas l’idéal. «Une telle suspension ne permet pas d’avoir un éclairage de face comme dans la plupart des théâtres», explique Florence Mury-Favrod, la directrice du théâtre. Pourtant il était exclu pour elle de retirer cet objet emblématique. «Ça aurait été comme lui ôter le cœur.»

Tout le monde s’est donc mis autour de la table pour trouver une solution. «Comme il fallait de toutes manières refaire complètement le plafond, les architectes sont arrivés avec l’idée d’un plafond en forme de vagues qui se creuse au centre pour accueillir cette pièce qui pèse plus de 500 kilos et mesure 5,40 mètres de diamètre.» Pour l’éclairage des spectacles, comme l’installation d’une passerelle de face était impossible, ce sont des passerelles latérales qui ont été imaginées.

Avant le début des travaux, le lustre a été complètement démonté. «Il est tellement volumineux qu’il ne passait pas les portes!» Il est actuellement en train d’être restauré et les ampoules vont toutes être remplacées par des LED. Le public pourra admirer dès septembre le résultat de cet immense chantier qui aura duré plus trois ans.

© DR

Chaque réparation était notée sur ce billet.

Les mystères du billet caché

Lorsque l’équipe de Beaulieu a démonté le lustre avant sa rénovation, elle a trouvé un billet dans un tube, au centre de la suspension, accompagné de quelques pièces de monnaie. «Lors de chaque réparation, entre 1970 et 2003, l’électricien en charge du contrôle du lustre notait la date, son nom ainsi que l’objet de la réparation. Il laissait également une pièce de monnaie, sans doute comme porte-bonheur», explique la directrice du théâtre.

M. Blanc

Cet article fait partie du dossier Développement culturel